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Forte popularité de l'agneau du Québec dans les assiettes d'ici

Une brebis et ses agneaux.

L'intérêt pour l'agneau ne se dément pas au Québec. À un point tel que les éleveurs se demandent s'ils pourront suffire à la demande.

Photo : Radio-Canada / Laurie Gobeil

Radio-Canada

Ce n'est pas la pandémie de COVID-19 qui arrêtera les éleveurs d'agneaux du Québec. À l'approche de Pâques, l'intérêt pour cette viande ne se dément pas, malgré la fermeture des restaurants. Un intérêt, disent les producteurs, qui s'inscrit aussi dans une volonté de manger local.

Les affaires sont florissantes pour les producteurs d'agneaux, soutient ainsi Pierre Lessard, président des Éleveurs d'ovins du Québec.

Ce que je peux dire, aujourd'hui, pour donner une idée de l'état de la situation en production ovine, eh bien, c'est Pâques depuis janvier!

Une citation de :Pierre Lessard, président des Éleveurs d'ovins du Québec

Si la période pascale est effectivement traditionnellement liée à un intérêt accru pour la viande d'agneau, les consommateurs québécois semblent avoir découvert la possibilité de cuisiner aisément l'animal à la maison, ajoute M. Lessard.

Les personnes qui avaient l'habitude d'aller au restaurant et de se payer une bonne bouteille de vin, en plus d'un bon repas, ont décidé d'essayer de [préparer le tout] à la maison, poursuit l'éleveur, en soulignant également l'effet des appels du gouvernement à se tourner vers les aliments locaux.

Lundi, un encan tenu à Saint-Hyacinthe, en Montérégie, témoignait de l'engouement pour l'agneau. Quelque 1800 bêtes ont ainsi été achetées aux enchères, et ce, à un prix 30 % supérieur à la moyenne de 2019.

Pierre Lessard va ainsi jusqu'à évoquer des records en matière de prix et de volume de production.

La situation est si favorable, en fait, que l'on va jusqu'à craindre une pénurie. D'autant plus que le Québec, avec ses 200 000 agneaux par année, ne produit que la moitié de ce qui est consommé ici. En Nouvelle-Zélande, le volume de production est 30 fois supérieur.

La taille des installations d'élevage et les complexités liées à l'hiver sont autant de facteurs qui expliquent aussi la différence de prix : un kilo d'agneau du Québec pourra coûter jusqu'à 10 $ de plus qu'une même quantité d'agneau néo-zélandais ou australien.

Pour Alexis Waridel, propriétaire de la ferme Lochette, on a peur du moment où les restos vont rouvrir. S'ils continuent à rouler comme avant, comment va-t-on faire pour subvenir à la demande?

Une viande consommée plus souvent

Il faut dire que l'agneau a peu à peu perdu son statut de viande qu'on ne mange que dans les grandes occasions. Mais si on consomme davantage de ces petits animaux, le Canadien moyen ne mangeait toujours, en 2017, qu'un kilo d'agneau par année, soit 1 % de toute la viande consommée au pays, à égalité avec le veau.

Ce sont encore le porc (24 %), le bœuf (27 %) et la volaille (45 %) qui finissent le plus souvent dans les assiettes d'ici.

Toujours selon M. Lessard, il importe de s'appuyer sur le succès de la viande d'agneau et de faire en sorte que sa consommation devienne une habitude alimentaire.

Nous voulons vraiment que le consommateur, notre client, soit conscient des achats qu'il fait à l'épicerie. Il faut essayer de rapprocher les gens du producteur.

D'après un reportage de Jean-Sébastien Cloutier

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