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Le comité d’éthique de l’INSPQ rend un avis favorable au passeport vaccinal

Les passeports immunitaires ne sont pas une panacée, avertit cependant le Comité d’éthique de santé publique.

Une infirmière vaccine un homme.

Un homme est vacciné contre la COVID-19 par une infirmière le 1er mars 2021 au stade olympique de Montréal.

Photo : Reuters / Christinne Muschi

Radio-Canada

La création d’un passeport immunitaire, qui permettrait aux personnes vaccinées d’avoir accès à certains lieux publics ou de s’adonner à certaines activités, a reçu un avis favorable du Comité d’éthique de l’Institut de santé publique du Québec (INSPQ).

Un passeport immunitaire basé sur un vaccin sûr et efficace et appliqué à certains secteurs d’activités précis serait justifiable en tant que mesure complémentaire et temporaire, permettant un retour plus rapide à la vie normale en attendant l’atteinte de l’immunité collective, écrit le Comité d’éthique de santé publique (CESP).

Le CESP émet toutefois certains bémols. Les experts du Comité évaluent que les avantages d’un tel passeport seraient légèrement plus importants que les inconvénients, mais seulement dans les domaines du voyage et des activités de loisirs.

En ce qui concerne les lieux de travail, le CESP estime que l’exigence d’un tel passeport pour accéder à des locaux reviendrait à obliger les travailleurs à se faire vacciner. Le Comité exclut donc d’emblée cette option, s’étant déjà opposé à l’obligation de vaccination dans une décision antérieure.

Si l’on exclut le domaine des voyages outre-frontières qui obéit à une logique différente, les passeports immunitaires ne sont pas une panacée. Au mieux pourraient-ils faire partie des outils du déconfinement.

En somme, le CESP a donc choisi de ne pas émettre de recommandation, avertissant également que sa position, qui est tributaire de nombreuses incertitudes, dont l’efficacité des vaccins contre la transmission et les variants du coronavirus ainsi que l’évolution de la situation épidémiologique, pourrait changer.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a fait savoir jeudi qu’il prenait acte de cet avis, qui mérite d’être évalué plus en profondeur.

Nous avons demandé à la Santé publique de prendre position sur cet avis. Nous nous fierons à leur recommandation une fois émise, en temps et lieu, a-t-il indiqué par courriel.

À la fin février, le ministre Dubé avait révélé avoir mandaté la santé publique ainsi que des équipes spécialisées en technologies de l’information pour créer à court terme un passeport vaccinal digital. Il avait affirmé qu’il était évident qu’il fallait implanter un tel passeport.

Dans la foulée, plusieurs, dont des experts en bioéthique, avaient toutefois soulevé des critiques, disant craindre qu’une telle mesure exacerbe les iniquités et crée des barrières d’accès pour certaines personnes qui ne peuvent pas être vaccinées.

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