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Des résidents de petites municipalités demandent une approche régionale du confinement

Une usine.

Le district d'Algoma, dont fait partie Dubreuilville, compte huit cas actifs en date du 1er avril.

Photo : P199 sous CC BY-SA 3.0

Des résidents de petites communautés du Nord moins touchées par la COVID-19 sont déçus que le confinement d'un mois qui entre en vigueur samedi s'applique indistinctement à toutes les régions de l'Ontario.

Suzanne Perrier, une résidente de Dubreuilville dans le district d’Algoma en zone jaune, estime que les petites communautés ne devraient pas être traitées de la même manière que les grandes villes.

Je trouve ça un peu dur vu le nombre de citoyens à Dubreuilville, ce n’est pas la même échelle de population que Toronto, souligne-t-elle.

J’ai l’impression qu’on n’est pas considéré, qu’on n’est pas regardé, nous, en tant que petite communauté. On nous a oubliés, on nous a embarqués dans le sac avec tout le monde. Mais on n'est pas dans [la] même [situation], ajoute-t-elle.

Même son de cloche de la part de Yann Goulet, résident à Longlac.

Selon lui, le reconfinement provincial est un peu ridicule, surtout dans notre coin. Je pense que ça devrait être fait par région.

Karan Sharma, gérant du restaurant et motel Aux trois moulins à Chapleau, estime également qu’une approche régionale devrait être privilégiée.

Karan Sharma pose devant la caméra.

Karan Sharma est gérant au restaurant et motel Aux trois moulins à Chapleau.

Photo : Karan Sharma

Pendant les confinements, on a perdu 50 % de nos ventes, indique M. Sharma.

« Si ça aide à contrôler les contaminations, c’est bien. Mais c’est sûr que ça affecte notre vie de tous les jours et notre commerce. »

— Une citation de  Karan Sharma, gérant du restaurant et motel Aux trois moulins à Chapleau

Une approche régionale a des limites, selon Marc-André Therrien, copropriétaire de la Brasserie Whiskeyjack Beer Company à Haileybury.

Quand des zones ne sont pas confinées, comme chez nous, il y a beaucoup de voyageurs qui viennent. Alors c’est-tu mieux?, s’interroge le brasseur.

Marc-André Therrien porte un t-shirt avec le logo de sa brasserie.

Marc-André Therrien, copropriétaire de la Brasserie Whiskeyjack Beer Company à Haileybury

Photo : Radio-Canada / Capture d'écran

Cependant, l’entrepreneur regrette l’interdiction du service en terrasse pendant ce confinement. Seules les commandes à emporter, les commandes à l’auto et les livraisons sont permises pour les bars et restaurants.

On n’a pas l’autorisation d’utiliser les patios, ça aurait été une béquille [...] on espère que dans quelques semaines [le gouvernement] va reconsidérer au moins les espaces extérieurs, souhaite Marc-André Therrien.

Inquiétude à North Bay-Parry Sound

Il y a beaucoup de commerces, comme les coiffeuses et les coiffeurs, ça fait pas trois semaines qu’ils sont ouverts et il faut qu’ils referment alors qu’ils étaient déjà fermés depuis le 26 décembre, déplore la conseillère municipale de North Bay, Johanne Brousseau.

Le district de North Bay-Parry Sound était en confinement le 26 décembre, avant de passer en zone rouge le 8 mars, puis en zone jaune, le 22 mars.

« Les décisions sont dures à prendre, mais il faut que tout le monde embarque dans le même bateau. »

— Une citation de  Johanne Brousseau, conseillère municipale de North Bay

Selon elle, le Nord est pénalisé à cause du nombre de cas élevés dans la région de Toronto.

Johanne Brousseau, conseillère municipale à North Bay, assise à une table à pique-nique à l'extérieur.

Johanne Brousseau, conseillère municipale de North Bay

Photo : Radio-Canada / Frédéric Projean

Dans le Nord, c’est peut-être plus dur à avaler, parce que nous autres maintenant on a [peu de] cas actifs [à North Bay-Parry Sound], indique Mme Brousseau.

En date du 1er avril, le district compte sept cas actifs.

Lorsque la pandémie sera terminée, Johanne Brousseau espère que l’économie du Nord va être [prise] en considération, pas seulement pour revenir à ce qu'on avait avant, mais pour l'améliorer.

Mme Brouseau estime qu'il sera plus difficile de relancer l’économie dans les petites villes comme North Bay que dans de grands centres comme Toronto.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario
Avec les informations de Zacharie Routhier

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