•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le chef du Service de police de Regina est inquiet des surdoses dans la ville

Une trousse d'injection de naloxone.

Tous les agents de police sur le terrain ont désormais accès à des trousses de naloxone, selon Evan Bray. (archives)

Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito

Radio-Canada

Le chef du Service de police de Regina, Evan Bray, affirme que la Ville a « désespérément » besoin de plus de ressources pour prévenir les surdoses, et qu’elles sont nécessaires au plus vite.

Rien que pour les deux premiers mois de l’année 2021, le Service de police indique avoir recensé 292 surdoses et 28 décès.

Et selon Evan Bray, la tendance n’est pas à la baisse par rapport à 2020, une année qui a pourtant vu plus de 1000 surdoses et 111 décès dans la capitale provinciale.

Les programmes d’échanges de seringues, les trousses de naloxone ou encore les trousses pour une inhalation sécuritaire sont absolument essentiels, selon M. Bray.

Le Service de police de Regina a d’ailleurs mis à disposition de tous ses agents de terrain des trousses de naloxone.

Le chef de police indique travailler avec la Santé publique pour mettre en place des stratégies afin d'endiguer le problème, mais il faut que ces conversations s'accélèrent parce que le mal causé par les drogues arrive en ce moment même, note-t-il.

Un autre défi se pose pour contrer le problème des surdoses à Regina, selon Evan Bray.

En plus des appels d’urgence pour des cas de surdoses, la police est souvent dépêchée lorsque les personnes avec des problèmes de dépendance sont victimes de crimes, d’agressions, ou encore de vols.

En s’efforçant de travailler sur la prévention, Evan Bray espère changer la courbe.

Ce n’est pas en continuant d’envoyer la police lorsqu’une personne fait une surdose ou est victime d’un crime que nous allons résoudre le problème.

Une citation de :Evan Bray, chef du Service de police de Regina

Le chef de police affirme que la police a un rôle à jouer dans la prévention des surdoses, notamment en termes de trafic de stupéfiants et d’importations. Mais il croit sincèrement que les personnes aux prises avec des problèmes de dépendance ont besoin de soins médicaux, et non de menottes.

Criminaliser une personne dépendante aux drogues ne l’aidera pas alors que le réel problème est d’ordre médical.

Une citation de :Evan Bray, chef du Service de police de Regina

La décriminalisation, une option

Un rapport de l’Association canadienne des chefs de police, publié à l’été 2020, et dont Evan Bray fait partie, recommande la décriminalisation de la possession de drogues.

Cette recommandation permettrait, selon lui, d’aider les gens à accéder à des services comme des programmes ou du soutien pour affronter le problème de dépendance qui est au cœur du problème.

Même si cela peut être un défi supplémentaire en termes de ressources, Evan Bray pense que c’est la bonne marche à suivre.

Simplement leur donner un numéro de téléphone, un site internet, ne fonctionnera pas, nous devons être en mesure de les aider au plus vite, surtout quand ces personnes se sentent prêtes à être aidées.

Une citation de :Evan Bray, chef du Service de police de Regina

Un nouveau site de prévention à Regina

Le Centre d’amitié Nēwo Yōtina à Regina travaille actuellement à ouvrir un nouveau centre de prévention, et ce, depuis octobre dernier. Le centre cherche actuellement à engager un paramédical de soins primaires.

Le directeur général du centre, Michael Park, souligne que l’augmentation des surdoses à Regina est extrêmement inquiétante et croit que le site de prévention qu’il cherche à ouvrir jouera un rôle important dans la communauté.

Nous recevons beaucoup de demandes, notamment de nos visiteurs habituels, à savoir quand le site ouvrira. Au mois de février, nous avons entre autres vu plus de psychoses liées à la consommation de drogues.

Une citation de :Michael Park, directeur général du Centre d’amitié Nēwo Yōtina

Au mois de mars, la Ville de Regina a voté pour allouer 500 000 $ dans le but de prévenir les surdoses.

Les fonds sont alloués à des organismes sous forme de bourses pour des services de santé mentale ou encore de trousses de santé mentale.

Même si cette somme aidera grandement le site de prévention au centre et d’autres initiatives dans la ville, le directeur général espère voir un soutien généralisé de tous les niveaux de gouvernement.

Il considère que plus doit être fait, notamment de la part du gouvernement provincial.

Celui-ci ne s’engage pas à aider financièrement ce combat, et nous pensons que cela doit changer.

Avec les informations de Julia Peterson

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !