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13 mois après l'annulation d'un voyage scolaire, ils attendent toujours leur argent

Un avion qui s'envole

Des élèves de deux écoles francophones devaient s'envoler pour l'Europe il y a un peu plus d'un an.

Photo : La Presse canadienne / Ted S. Warren

Frédéric Cammarano

Des élèves de l’École Sainte-Anne de Fredericton et de la Polyvalente W.-A. Losier de Tracadie-Sheila devaient se rendre en France et en Italie pendant le congé de mars de l’année dernière.

La COVID-19 a forcé l’annulation du voyage, mais ces élèves du Nouveau-Brunswick attendent toujours les 3870 dollars qu’ils ont déboursés.

Leur cause sera entendue par un tribunal ontarien par l'entremise d’un recours collectif contre le voyagiste Explorica.

Le 23 février, alors que l'Italie fermait ses frontières à cause des nombreux cas de COVID-19, les enseignants qui s’occupaient du voyage scolaire des élèves néo-brunswickois ont envoyé un courriel aux parents, leur expliquant que leurs enfants ne pourraient visiter ce pays lors de leur séjour en Europe.

Deux jours plus tard, tout le voyage a été annulé.

Dans leur message, les enseignants assuraient que l'entreprise Explorica rembourserait les parents, une fois que le District scolaire francophone Sud aura expliqué au voyagiste les raisons qui forcent l'annulation de l'activité.

La majorité des élèves avaient également acheté une assurance voyage, comme le recommandait Explorica.

Ce n'est qu'au début avril 2020 que l’entreprise s'est manifestée. Explorica affirmait alors que le remboursement serait effectué dans 8 à 12 semaines.

Ensuite, les courriels se sont faits rares, tout comme les remboursements.

Je comprends que ça a été annulé, dit Lise Arntsen, mère d'un élève de l'École Sainte-Anne qui devait participer à ce voyage. Ce qu'elle déplore, c'est que les promesses qu'on a faites aux parents n'aient pas été respectées.

Lise Arntsen et son fils sourient

Lise Arntsen et son fils, Nicholas

Photo : Courtoisie de Lise Arntsen

Ça fait au-dessus d'un an maintenant, 13 mois, puis on a rien reçu, sauf notre 100 dollars. 100 dollars!, lance-t-elle.

Son fils Nicholas avait mis de l'argent de côté pendant près de deux ans. Pour pouvoir s’offrir ce voyage, il avait même décroché son premier emploi d’été, comme sentinelle pour la cérémonie de relève de la garde, au centre-ville de Fredericton.

Recours collectif

Les élèves de l’École Sainte-Anne et de la Polyvalente W.-A. Losier sont loin d’être les seuls à se retrouver dans cette situation, qui a mené à un recours collectif pour des élèves de partout au pays.

Un avis de poursuite a été déposé devant un tribunal ontarien le 20 octobre par une firme de Toronto, Sotos LLP, et la firme Curtis Dawe Lawyers de Saint-Jean, Terre-Neuve-et-Labrador.

La poursuite vise Explorica, sa société mère WorldStrides Canada Inc., et deux compagnies d’assurance, TripMate et Arch Canada. TripMate a transféré les dossiers à Arch Canada en août.

L’avis exige le remboursement complet pour toutes les familles impliquées, et 5 millions de dollars en dommages punitifs pour les compagnies d’assurance.

Une audience de médiation a eu lieu le 31 mars pour déterminer si, en cas de revers, ce serait à Explorica ou aux compagnies d'assurance de payer les frais.

Les parents et les élèves espèrent aussi avoir des réponses, citant le manque de communication des compagnies d’assurance et d’Explorica.

Juste découragée, déçue, qu'on ne semble pas pouvoir avoir de support de personne. On est comme dans le noir, explique Lise Arntsen, qui a gardé tous les courriels dans un dossier. Elle dit avoir trouvé un peu de réconfort dans un groupe Facebook regroupant parents et élèves qui tentent de se faire rembourser par Explorica.

Explorica a refusé d'accorder une entrevue. Dans une réponse par courriel, l'entreprise affirme qu'elle travaille à ce que les parents et les élèves soient remboursés, et affirme les tenir au courant.

La compagnie d'assurance Arch Canada a refusé de commenter l'affaire.

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