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Tourisme en temps de COVID-19 : les milieux urbains sont plus durement touchés

Une Torontoise marche dans la rue avec un masque; la Tour CN est en arrière-plan.

Les centres-villes au pays ont été presque paralysés par la pandémie.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Le tourisme urbain est celui qui a le plus souffert de la pandémie alors que les Canadiens se sont tournés vers les grands espaces.

Les Canadiens ont été nombreux l’été dernier à visiter les parcs et les sites de plein air, mais la nature même des villes rend plus difficile la distanciation.

Les attractions et services touristiques des grandes villes prendront aussi plus de temps que ceux des milieux ruraux à retrouver leur rythme de croisière, selon des acteurs de l’industrie.

Le président de Destination Toronto, Scott Beck, souligne qu’en plus des musées ou attractions typiquement touristiques, comme la tour CN, les villes sont en temps normal hôtes de centaines de congrès chaque année. Ces congrès attirent des milliers de visiteurs qui fréquentent les restaurants, dorment dans les hôtels et font des achats dans les magasins locaux, souligne M. Beck.

L’organisme qui fait la promotion de l’industrie touristique dans la capitale ontarienne estime que l’industrie, dans la métropole seulement, a essuyé des pertes de plus de 8 milliards de dollars pendant la première année de la pandémie.

Transformer les musées

Plusieurs joueurs de l’industrie touristique ont tenté de se réinventer au cours de la pandémie.

Le Centre des sciences, par exemple, a été complètement fermé aux visiteurs depuis mars 2020.

Le plancher d'un musée est jonché d'images de pieds qui indiquent aux visiteurs de se tenir à distance.

Le Centre des sciences de l'Ontario a préparé ses expositions pour la venue de visiteurs dans le respect de la distanciation, mais n'a pas ouvert ses portes depuis le début de la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Maxime Beauchemin

La nature interactive du musée rend plus complexe la mise en place de visites sécuritaires dans le contexte de la pandémie. Alors que la plupart des musées pourront ouvrir lorsque la région dans laquelle ils se trouvent sera placée en zone rouge par les autorités de santé publique, le centre des sciences devra attendre que Toronto soit placée en zone orange.

La directrice Catherine Harris souligne que l’équipe du Centre des sciences de l’Ontario a profité de la pandémie pour développer un contenu en ligne. De nombreuses expositions ont aussi été modifiées pour permettre une interaction sans contact.

Une pédale d'activation électrique installée au sol.

Certaines expositions disposent maintenant de pédales qui peuvent activer les outils interactifs. Les visiteurs n’auront donc plus besoin d’appuyer sur des boutons.

Photo : Radio-Canada / Maxime Beauchemin

Certaines parties du Centre des sciences devront toutefois demeurer fermées jusqu’à nouvel ordre. La distanciation n’est, par exemple, pas possible dans le petit planétarium dans lequel les visiteurs peuvent normalement observer un ciel étoilé couché sur des coussins installés au sol.

La section réservée aux petits devra aussi rester fermée.

Les quelques mois d'accalmie l’été dernier ont permis au Zoo de Toronto d’offrir des visites en voiture ou nocturnes, en plus d'accueillir, lors d’allégements temporaires des mesures sanitaires, un nombre restreint de visiteurs.

Une station de désinfectant et une affiche qui rappelle le port du masque obligatoire.

Des stations de nettoyage des mains ont été installées à l'entrée de chaque pavillon du zoo de Toronto.

Photo : Radio-Canada / Maxime Beauchemin

Le zoo a aussi augmenté de façon considérable sa présence en ligne.

Évidemment, avec les soins nécessaires pour les animaux, le zoo n’était pas en mesure de réduire de manière significative ses coûts de fonctionnement et a maintenu presque l'ensemble de son personnel permanent en place.

Le président du zoo Dolf DeJong souligne qu’il faudra probablement deux semaines pour préparer le site à accueillir à nouveau des visiteurs lorsque la région de Toronto sera placée en zone rouge par les autorités de santé publique et que les mesures sanitaires le permettront.

D’ici là, le zoo travaille aussi en partenariat avec d’autres zoos pour mettre en place des programmes d’immunisation contre la COVID-19 pour certains animaux.

Un tigre au Zoo de Toronto.

Le zoo a pu ouvrir ses portes à capacité restreinte et offrir des expériences en voiture au cours de la pandémie, mais il est entièrement fermé depuis le début de l’année.

Photo : Radio-Canada / Maxime Beauchemin

Les grands félins et certains primates seraient susceptibles de contracter le virus et de développer la maladie.

Selon Scott Beck de Destination Toronto, les entreprises qui survivront à la pandémie connaîtront un rebond rapide et important une fois que les mesures sanitaires seront levées.

Les gens recherchent toujours ces expériences et elles existent toujours, il faut simplement y avoir accès.

Une citation de :Scott Beck, président, Destination Toronto

Mais un retour à la normale pourrait prendre environ 5 ans, selon les évaluations, entre autres, du ministère du Tourisme de l'Ontario.

Ailleurs au pays

En Colombie-Britannique, les pertes de revenus liées au tourisme sont évaluées à 10 milliards de dollars pour 2020.

Au Québec, les données fournies par le ministère du Tourisme permettent de constater que les revenus de l’industrie touristique estimée pour 2020 sont de 10,5 milliards de dollars de moins qu’en 2019.

En plus des pertes liées à l’absence de voyageurs étrangers, les Québécois auraient dépensé 50 % de moins que d'habitude pour des séjours.

Dans les Maritimes, c’est justement l’absence de touristes en provenance du Québec pour une seconde saison touristique qui inquiète.

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