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Après le choc, les restaurateurs en mode solution pour vider les frigos

Une terrasse du Vieux-Québec

Une terrasse du Vieux-Québec

Photo : Radio-Canada / Olivia Laperrière-Roy

Après le choc de devoir fermer leur salle à manger d'ici 20 h, jeudi, des restaurateurs de la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches sont dans une course contre la montre pour liquider leur nourriture grâce aux commandes et boîtes pour emporter ou sous forme de prêt-à-manger.

Jeudi, les salles à manger des restaurants de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches devront fermer lors d'un retour en zone rouge.

Devant la situation, les restaurateurs font tout pour liquider un inventaire prévu en fonction d'une fin de semaine de Pâques, constate le président de Resto Québec, Jean-Sebastien Pothier.

À la différence de mars 2020, les restaurateurs sont plus rapides à réagir à ce nouveau coup dur.

Les restaurateurs sont résilients. Contrairement à l'an passé, la plupart ont déjà leur menu de commande en ligne à mettre sur leur site web ou leur Facebook. En ce moment, ils sont en mode écouler le stock, indique M. Pothier.

Pour éviter les pertes, il y en a plein qui ont fait des boîtes, des menus brunch, ajoute le président.

C'est le cas du restaurant Kraken Kru, par exemple, qui tente de liquider des produits pour éviter le gaspillage alimentaire. Dans la foulée des annonces gouvernementales d'hier, le Kraken offrira le samedi 3 avril notre désormais traditionnelle vente de feu, peut-on lire sur une publication Facebook.

D'autres, comme restaurant Le Quarante 7, ont opté pour la création de boîtes surprises.

Le restaurant Le Hobbit, rue Saint-Jean, par exemple, prévoit se transformer en épicerie dans les prochains jours pour écouler l'inventaire.

Le maire lance un appel au pour emporter

Les restaurateurs peuvent aussi compter sur le maire de Québec dans cette course contre la montre.

Dans une publication Facebook, Régis Labeaume invite la population à acheter un repas à un restaurateur durant la fin de semaine de Pâques.

Il y a une fortune dans ces inventaires-là. Pas besoin de vous dire qu'il y a énormément de périssables. Ce que je vous propose, c'est de les aider à éliminer ce stock-là, lance le maire.

Moi ce soir, jeudi, demain soir vendredi et samedi soir, je vais faire des [pour emporter]. Je vais aller dans des restaurants aller chercher des plats à emporter pour les aider à éliminer leur stock pour faire en sorte qu'il y ait le moins de pertes possible. Si ça vous tente, faites comme moi.

Une citation de :Régis Labeaume

Il y a une urgence là-dedans. On donne un coup [...], on les aide à vider leur stock, invite le maire Labeaume.

Catastrophe

Cette résilience ne rend pas pour autant la situation moins difficile pour les restaurateurs.

C'est épouvantable, c'est catastrophique, laisse tomber sans détour le copropriétaire du restaurant Le Graffiti, Henry Coindé.

On pensait au moins qu'on allait pouvoir avoir notre fin de semaine de Pâques, sachant toutes les réservations que nous avions. Les frigos sont pleins, tout est en place pour la longue fin de semaine. C'est aberrant. Ils nous prennent pour des pantins.

Une citation de :Henry Coindé, copropriétaire, restaurant Le Graffiti

Les réservations étaient complètes pour la longue fin de semaine, affirme M. Coindé. Une commande de vin doit d'ailleurs arriver tout de même à destination jeudi.

Henry Coindé venait de réembaucher du personnel dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre. Or, ses employés sont déjà plongés dans l'incertitude. Devant cette fermeture brutale, ils sont découragés, selon lui.

Comment le gouvernement peut dire que le 12 avril, ils vont rouvrir les restaurants? Aucune date n'a été respectée jusqu'à présent.

L'ambiance était difficile au restaurant mercredi matin, témoigne le restaurateur. Il y a une incertitude qui plane. Est-ce qu'on leur garantit qu'ils vont avoir un emploi? demande-t-il. Ce dont on a besoin c'est d'une stabilité.

Pertes anticipées

Au Café Krieghoff, qui a pignon sur l'avenue Cartier, c'est aussi la consternation, explique la propriétaire Kathy Rioux.

C'est sûr que c'est une catastrophe. On savait très bien que, quand on a fait l'ouverture, c'était fragile, dit-elle. Les pertes seront inévitables.

Kathy Rioux, propriétaire du Café Krieghoff, prévoit de devoir essuyer des pertes très prochainement.

Kathy Rioux, propriétaire du Café Krieghoff

Photo : Radio-Canada / Vincent Cantin-Archambault

Les œufs, tout ce qui est périssable, malheureusement, on ne peut pas les garder parce qu'on ne sait pas si ça va vraiment durer 10 jours. Il y en a beaucoup qui vont être jeté, illustre-t-elle.

Elle estime avoir tout fait pour éviter la propagation de la COVID-19 et elle considère payer pour une tranche de la population qui ne suit pas les règles. Je suis fâchée.

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