•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La pandémie nuit à l'activité physique et au sommeil des jeunes, selon une étude

Un adolescent regarde un téléphone intelligent.

Les jeunes passent notamment beaucoup trop de temps devant un écran, révèle l'étude.

Photo : Getty Images / ljubaphoto

À peine 1 % des adolescents montréalais respectent les recommandations relatives au nombre d’heures de sommeil, de temps passé devant un écran et de temps consacré à l’activité physique. C’est ce que révèle une étude publiée par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

Les données, recueillies dans le cadre de l'initiative GO – Le secondaire s'active! auprès de 2948 répondants des premier et deuxième cycles du secondaire répartis dans 17 écoles, révèlent une importante diminution de la pratique d'activités physiques, en plus d'une augmentation notable de l'utilisation des écrans à des fins de loisirs ainsi qu'une dégradation de la qualité et la durée de leur sommeil chez les adolescents montréalais, lit-on dans un communiqué du CIUSSS.

Les normes en la matière, soit celles découlant des Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures pour les 5 à 17 ans, stipulent que les membres de ce groupe d'âge devraient pratiquer au moins 60 minutes d'activité physique d'intensité moyenne à élevée par jour.

Il est aussi suggéré que les 5 à 17 ans limitent leur temps d'écran à deux heures par jour, tandis que les 13 ans et moins devraient profiter de 9 à 11 heures de sommeil par nuit, contre de 8 à 10 heures pour les 14 ans et plus.

Avant la pandémie, déjà, à peine 15 % des adolescents canadiens respectaient ces recommandations, selon des données de 2020.

Maintenant, écrivent les chercheurs, non seulement à peine 1 % des adolescents de la métropole respectent l'ensemble des recommandations, mais la moitié d'entre eux n'en respectent aucune.

Besoin d'agir

Bien que le respect des mesures sanitaires en vigueur demeure une nécessité, des actions concrètes peuvent être posées dès maintenant afin de permettre à ces jeunes de retrouver des habitudes de vie plus saines qui seront bénéfiques pour leur santé physique et mentale, écrit Mylène Drouin, la directrice régionale de santé publique de Montréal, toujours par voie de communiqué.

Il est ainsi proposé d'encourager les jeunes à s'inscrire à des activités pratiquées dans un contexte sécuritaire; d'aller à l'école en utilisant un mode de transport actif (marche, vélo, etc.); de tenir un compte des heures passées devant l'écran pour réduire ces dernières; ou encore d'établir une routine avant le coucher, notamment en proposant un temps de méditation ou de relaxation.

Il ne s'agit pas du premier appel à une plus grande participation à l'activité physique chez les jeunes dans le contexte de la pandémie. En février, plusieurs pédiatres appelaient ainsi les autorités de santé publique à donner de l'oxygène à la jeunesse.

Par ailleurs, à l'automne 2020, l'Association des pédiatres du Québec avait utilisé des mots forts en parlant des dangers associés à des restrictions prolongées. On disait alors craindre le sacrifice d'une génération d'adolescents.

Depuis le début de la pandémie, on est inquiets face à la durée de tout ça. L'inquiétude était que ça dure un an, deux ans, et je pense qu'on s'aligne vers ça de façon très claire, avait indiquée la docteure Marie-Claude Roy, pédiatre au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) et membre du conseil d'administration de l'association.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !