•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les idées de l’ADISQ pour augmenter la présence de la musique francophone sur les ondes

Une personne a son pied posé sur un poste de radio.

La radio reste un moyen puissant de faire découvrir des artistes francophones au public.

Photo : Unsplash / Eric Nopanen

Radio-Canada

Devant le constat d’échec du quota de 65 % de musique francophone à la radio, l’ADISQ a proposé au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de nouvelles mesures pour faire entendre davantage la musique francophone dans toute sa diversité sur les ondes radiophoniques. 

La réglementation actuelle oblige les radios à diffuser 65 % de musique francophone en semaine de 6 h à 20 h et 55 % lors des heures de grande écoute, soit de 6 h à 18 h en semaine. 

Toutefois, selon l’ADISQ, les radios commerciales contournent cette règle, notamment en diffusant des montages d’extraits de chansons anglophones, qui ne comptent alors que pour une seule chanson malgré le fait que ces pots-pourris peuvent durer 15 minutes. 

Et la musique francophone est surtout jouée après 20 h ou tôt le matin alors que moins de gens écoutent la radio à ces moments-là, constate Solange Drouin, vice-présidente aux affaires publiques et directrice générale de l'ADISQ. 

Résultat, les artistes francophones trouvent trop peu leur place sur les ondes, d’après l’ADISQ, qui estime que le pourcentage de musique francophone diffusée aux heures de grande écoute est plus proche de 35 % que de 55 %. 

Étendre les heures de grande écoute

Depuis 15 ans, l’ADISQ presse le CRTC d’agir pour faire respecter la règle des 65 %. Désormais, l’organisation, qui représente notamment l’industrie du disque, plaide pour un changement de règles et l’abandon du mirage du 65 %

Renoncer au symbolique 65 % pour augmenter la découvrabilité de notre musique? C’est le pari que nous faisons. Plutôt que de plaider pour le maintien d’un statu quo qui nous sert mal depuis trop longtemps, nous avons cherché à mettre en place des règles efficaces, pragmatiques, et dont l’impact sera significatif pour la musique d’ici, a expliqué, par communiqué, Solange Drouin.

Concrètement, l’ADISQ propose l’élargissement des heures de grande écoute de 6 h à 20 h et l’instauration d’heures de grande écoute la fin de semaine de 8 h à 19 h, mais que la règle de 55 % de contenu musical francophone soit un vrai 55 %, sans montages, dit-elle. 

Plus de musique actuelle dans les oreilles du public

L’organisation prône également que la moitié de la musique francophone jouée soit des nouveautés ou des chansons interprétées par des artistes en émergence. 

Des radios se cantonnent à des oldies par nostalgie, mais il faut créer les oldies de demain, met en avant Solange Drouin. 

En effet, malgré la popularité croissante de l’écoute de musique en ligne, notamment sur Spotify, la radio reste un outil de découvrabilité de la musique, selon ce que martèle l’ADISQ. 

Il est temps de cesser de prétendre que notre musique est un obstacle au succès commercial des radios.

Une citation de :Philippe Archambault, président de l’ADISQ

Les radios commerciales ne sont pas capables de faire la démonstration qu’elles ne sont pas profitables à cause des quotas de musique francophone, ajoute-t-elle, précisant que cela fait près de 30 ans qu’elle entend cet argument.  

Pour un contrôle accru du CRTC 

La directrice des affaires institutionnelles et de la recherche à l'ADISQ, Marie-Julie Desrochers, demande aussi que le CRTC améliore non seulement son processus de vérification, mais qu'il augmente également la fréquence des vérifications pour s'assurer du respect des quotas.

En ce moment, à peu près une semaine de radiodiffusion sur sept ans fait l'objet de vérifications par le Conseil, a-t-elle précisé. C'est très peu.

Les revendications de l’ADISQ sont-elles légitimes? Oui, selon Danick Trottier, professeur et directeur du Département de musique de l'Université du Québec à Montréal. On se retrouve avec des radios aujourd'hui où la chanson anglophone domine de façon générale et, surtout, domine durant les heures de grande écoute, [lorsque] les gens se déplacent en voiture, pour aller au travail par exemple, explique le musicologue.

Il y a même certaines radios qui vont relayer tout le contenu francophone en soirée alors que ce n'est pas le pic en radio.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !