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Reconfinement : un recul dur à avaler dans le milieu sportif de Québec

L'intérieur d'un gym à Québec.

Le gym semi-privé Olympe, à Québec (archives)

Photo : Gym Olympe

La fermeture soudaine de toutes les salles de sport et l’arrêt des entraînements collectifs pour une période d’au moins dix jours sont accueillis difficilement à Québec. Si les intervenants du milieu sportif tentent de rester résilients, le discours est tout en contrastes avec les réjouissances d’il y a à peine quelques semaines.

Comme tout propriétaire qui doit fermer son commerce, c’est difficile. C’est une situation extrêmement pénible, lance sans détour le copropriétaire du club Avantage, Serge Jacques.

Même son de cloche chez Délire Escalade, dont le copropriétaire Vincent Légaré avoue avoir été surpris de la rapidité et de la sévérité des mesures. Le yo-yo entre ouvrir et fermer, c’est beaucoup d’énergie. Pour les propriétaires, mais pour les employés aussi. On venait de terminer les embauches et la formation du nouveau personnel, explique celui dont les trois centres d’escalade avaient rouvert leurs portes le 7 mars.

Plaidant une situation critique, le premier ministre François Legault a annoncé un retour aux mesures de confinements strictes, de jeudi au lundi 12 avril, dans la grande région de Québec et en Outaouais.

Vincent Légaré et Serge Jacques doutent tous deux d’une réouverture dans pareil délais.

On nous dit 10 jours, mais on voit ce que ça a été les dernières fois. Au mois de mars 2020, on m’a dit qu’on fermait pour trois semaines et on a été fermé à peu près neuf mois depuis un an, rappelle M. Jacques, dont l’établissement abrite des terrains de tennis et de badminton en plus d’une salle d’entraînement.

Même si les salles de sport rouvrent bel et bien leurs portes au bout de 10 jours, ce dernier se demande si les clients seront au rendez-vous après l’éclosion au Mega Fitness Gym. On est très confiant en nos mesures. On a été pointilleux dans l’application, mais visiblement, ce n’était pas le cas partout.

Arrêt brutal de la reprise pour le sport collectif

Le retour au confinement strict signifie également un recul pour les athlètes de sports collectifs qui, depuis à peine 6 jours, avaient la permission de s’entraîner à 8 à l’intérieur et à 12 à l’extérieur en gardant la distanciation de 2 mètres.

On doit faire notre effort comme tout le monde, estime l’entraîneur de l’équipe de hockey féminin des Titans du Cégep de Limoilou, Pascal Dufresne, conscient toutefois qu’il y aura de grandes déceptions chez les jeunes athlètes.

Ça fait longtemps qu’on a oublié l’idée de jouer des matchs. Mais pour ce qui est de l’entraînement et de développer des habiletés, il faut essayer de garder le cap pour nos athlètes, même si on a une pause de 10-12 jours, relate l'entraîneur.

Je le dis à la blague, mais c’est un peu vrai qu’on est rendus expérimentés avec les confinements. On va se revirer de bord et trouver des choses qu’on peut faire.

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