•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le Canada renonce à interdire des pesticides « tueurs d'abeilles »

Une abeille collecte du pollen sur une fleur.

Santé Canada avait proposé en 2018 d'interdire l'utilisation de deux pesticides qualifiés de « tueurs d'abeilles », la clothianidine et le thiaméthoxame.

Photo : afp via getty images / MOHAMMED ABED

Agence France-Presse

Le Canada a annoncé mercredi qu'il allait limiter l'utilisation de deux pesticides néonicotinoïdes pour certaines cultures, renonçant finalement à les interdire comme il envisageait de le faire il y a trois ans.

Santé Canada avait proposé en 2018 d'interdire l'utilisation de deux pesticides qualifiés de tueurs d'abeilles, la clothianidine et le thiaméthoxame, en raison notamment des risques sur les organismes aquatiques.

Après des évaluations scientifiques et une vaste consultation publique, toutefois, Santé Canada a conclu que certaines utilisations sont sans danger pour les insectes aquatiques si elles sont bien encadrées, même si certaines autres utilisations présentent des risques préoccupants.

Le ministère a donc décidé d'appliquer des mesures d'atténuation et des restrictions supplémentaires, notamment une limitation de l'utilisation de ces produits et la mise en place de zones tampons autour des secteurs concernés.

Ces nouvelles régulations s'appliqueront à plusieurs cultures de fruits et légumes, notamment certaines laitues, les pommes de terre, les myrtilles (appelées bleuets au Canada), le maïs ou le soja.

Les entreprises fabriquant ces pesticides auront deux ans pour modifier les consignes d'utilisation sur leurs produits, précise le ministère.

Le Canada ne s'est pas prononcé sur l'emploi du troisième type de néonicotinoïde homologué au Canada, l'imidaclopride.

Les néonicotinoïdes, jugés responsables du déclin du nombre d'abeilles dans le monde, sont interdits en Europe depuis 2018.

En France, le Conseil d'État a validé mi-mars leur réautorisation provisoire dans la filière de la betterave sucrière pour faire face à la chute des récoltes après l'invasion d'un puceron vecteur de la jaunisse.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !