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COVID-19 : les Ontariens de 55 à 64 ans font plus de désinformation en ligne

Un homme tenant entre ses mains un cellulaire allumé.

Cette étude a utilisé un échantillonnage aléatoire et contrôlé de 200 000 Ontariens à partir de leurs profils sur les réseaux sociaux.

Photo : iStock / bombuscreative

La Presse canadienne

Des informations erronées sur la COVID-19 sont propagées en ligne par 6 % des Ontariens, dont la plupart sont âgés de 55 à 64 ans, selon une étude d’intelligence artificielle portant sur l’utilisation des réseaux sociaux, et plus précisément sur Twitter.

Il apparaît que les hommes et les femmes de ce groupe d'âge sont presque autant impliqués dans le partage de fausses informations, bien que les hommes soient dans l’ensemble plus susceptibles de les croire et de les diffuser.

D’après les profils analysés, les hommes ont tendance à dire que le gouvernement s’appuie sur la pandémie pour servir ses intérêts, tandis que les femmes partagent leurs doutes quant aux variants et aux vaccins.

L'étude a été effectuée par Advanced Symbolics en utilisant l’intelligence artificielle pour analyser des messages publiés sur Twitter de 200 000 Ontariens entre le 24 mars 2020 et le 24 mars 2021.

Pour la PDG d’Advanced Symbolics, Erin Kelly, le profil d'âge est particulièrement préoccupant dans la mesure où il concerne les groupes d'âge qui tombent le plus malades.

On peut supposer qu'ils ont des amis qui sont tombés malades, ou sont peut-être même morts, fait remarquer Mme Kelly. Ce sont les groupes pour qui il est le plus important d’être vaccinés parce qu’ils sont le plus à risque, c’est ce qui est préoccupant.

Quant au partage d’informations entre amis, c'est un peu comme une chambre d'écho, illustre-t-elle pour désigner l'effet domino de la désinformation.

Pour la présidente de l'Association médicale de l'Ontario, la Dre Samantha Hill, cette étude démontre que la désinformation doit être abordée dans toutes les communautés et tous les groupes démographiques.

Le meilleur antidote est de fournir des informations factuelles, claires et de grande qualité.

Une citation de :Dre Samantha Hill, présidente de l'Association médicale de l'Ontario

L'étude a révélé que de nombreux usagers avaient consulté des sites Internet de droite et des blogues politiques américains, mais aussi qu'un site du Royaume-Uni était à l'origine de 26 % des publications.

En outre, l'étude a révélé que l'engagement était le plus élevé dans les communautés de l'Est de l'Ontario, y compris Ottawa, ses environs et les zones rurales, bien qu'il soit présent dans toutes les régions de la province.

Selon le Dr Donald Redelmeier, un médecin expert en psychologie de la prise de décision, il existe des moyens d'améliorer le processus de prise de décision et de lutter contre la désinformation, par exemple en utilisant les valeurs d'une communauté et des analogies comme l'acceptation d'autres vaccins efficaces.

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