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Le premier ministre François Legault lors d'une conférence de presse.

La région du Bas-Saint-Laurent change de palier.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Radio-Canada

De nouvelles mesures s’ajoutent au Bas-Saint-Laurent pour contrecarrer l'augmentation des cas de COVID-19.

La région passera au palier rouge jeudi dès 20 h. Cela signifie, entre autres, que les restaurants devront fermer à nouveau.

Les entreprises, commerces et boutiques n'auront pas à modifier leurs façons de faire. Ils demeurent accessibles au public. Même scénario pour les bibliothèques, les cinémas et les musées qui sont encore ouverts.

Désormais, les activités extérieures peuvent être pratiquées par un maximum de 8 personnes de demeures différentes contrairement à 12 en zone orange.

Ce que signifie le passage en zone rouge.

Ce que signifie le passage en zone rouge.

Photo : Radio-Canada

Enfin, le couvre-feu demeure le même. Entre 21 h 30 et 5 heures du matin, il est donc encore interdit de se trouver hors de son lieu de résidence, hormis certains cas d’exceptions.

Une claque pour les restaurateurs

Steven Guimond Corriveau, copropriétaire de 9 resto déjeuner, de Pout-Pout poutinerie virtuelle et de La p'tite grenouille, dit se sentir trahi.

Avec 24 heures de préavis, c’est énormément de nourriture qui sera perdue, dit-il.

À la veille du long congé de Pâques, vous comprendrez qu’on a rempli les frigidaires.

Une citation de :Steven Guimond Corriveau, propriétaire de restaurants

La perte d’employés est également une préoccupation pour le restaurateur. Selon lui, les travailleurs voudront trouver un nouvel emploi plus stable.

Avec 24 heures de préavis, la nouvelle a aussi pris de court Guillaume Pelletier, propriétaire du restaurant Rétro 50, à Rimouski.

C'était le grand week-end de Pâques, la publicité était en place, les frigos débordaient, le cahier de réservations était plein. C'est pas évident, explique-t-il.

C'est vraiment une claque dans la face.

Une citation de :Guillaume Pelletier, propriétaire du restaurant Rétro 50

La présidente de l'Association restauration Québec et propriétaire de l'Auberge sous les arbres, à Gaspé, Claudine Roy, affirme qu'il est difficile et coûteux de fermer une salle à manger à une journée d'avis.

La crise actuelle, c’est sûr que ça plombe énormément l’industrie de la restauration. On le rappelle, il y a 3000 restaurants au Québec qui ont fermé.

Mme Roy demande au gouvernement du Québec de relancer le crédit d'impôt sur la masse salariale à 100 %.

Elle souhaite aussi que l'État donne la permission aux restaurateurs d'ouvrir les terrasses dès le retour du beau temps.

Réaction politique

De son côté, Pascal Bérubé, le député de Matane-Matapédia, ne cache pas sa déception.

Ma circonscription - La Matanie, La Mitis et La Matapédia - se retrouve en zone rouge, avec peu de cas, voisine d’une région jaune. Là, on va devoir avoir les mêmes restrictions qu’à Rivière-du-Loup et à La Pocatière, où se trouvent l’essentiel des cas, soutient-il.

Il regrette que le gouvernement n’ait pas fait le choix de diviser la région en deux, comme cela avait été le cas en décembre dernier, lorsque l’est du territoire était en zone rouge, tandis que l’ouest était en zone orange. Le premier ministre a décidé de ne pas le faire, regrette-t-il.

C’est étonnant, c’est décevant et ma région ne méritait pas d’avoir des conditions aussi contraignantes que l’ouest du Bas-Saint-Laurent.

Une citation de :Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia

Les gyms évitent la fermeture

Les propriétaires de gyms peuvent se réjouir d'avoir été épargnés par les nouvelles mesures annoncées au Bas-Saint-Laurent ce mercredi.

Stéphan Bolduc, propriétaire du Gymnasyum Rimouski, ne cache pas ses préoccupations devant la hausse du nombre de cas liés à des variants dans la région.

Il précise que les entrepreneurs sont fatigués. C'est à eux d'exiger que les mesures soient respectées, dit-il.

On joue un peu le rôle de la police, et c’est frustrant pour nous et pour nos clients aussi.

Une citation de :Stéphane Bolduc, propriétaire du Gymnasyum Rimouski

Une position peu enviable

Avec l’augmentation des nombres de malades et de cas liés à des variants dans les dernières semaines, la situation est jugée préoccupante par les autorités de la santé publique.

Mercredi, 43 nouveaux cas ont été signalés. 303 cas sont actifs sur le territoire dont 217 qui sont liés à des variants.

La région de Rivière-du-Loup est particulièrement touchée.

La région de Rivière-du-Loup est particulièrement touchée.

Photo : Radio-Canada

Présentement, avec 533, la MRC de Rivière-du-Loup se trouve en première position au Québec en comparant le taux du nombre de nouveaux cas par 100 000 habitants.

Suit la MRC de Kamouraska, avec 425 cas par 100 000 habitants.

Pour le maire de Rimouski, Marc Parent, le passage en zone rouge était « la bonne chose à faire ».

On entendait beaucoup les gens parler de Pâques. Des gens qui organisaient potentiellement des rencontres avec des membres de la famille, qui allaient venir au Bas-Saint-Laurent pour manger du crabe.

Une citation de :Marc Parent, maire de Rimouski

Selon lui, la solution passe par le vaccin. Le total de doses disponibles devrait augmenter d’ici les prochaines semaines pour la région, dit-il.

Le nombre de personnes vaccinées sera ainsi plus équilibré par rapport au reste du Québec.

Reconfinement encore plus strict dans certaines régions du Québec

Le premier ministre François Legault annonce des mesures ciblées pour Québec, Lévis et Gatineau, dont le retour du couvre-feu à 20 heures et la fermeture des écoles et des commerces non essentiels.

Carte du Québec et des paliers de couleurs

Plus de la moitié des cas de COVID-19 enregistrés dans la province seront liés à un variant d'ici le début avril, a prévu l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) dans sa plus récente modélisation.

Photo : Radio-Canada

Ces mesures ne touchent pas la région du Bas-Saint-Laurent.

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