•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un groupe appelle la Laurentienne à honorer son engagement envers l'éducation autochtone

Entrée principale du CAPA.

Le centre autochtone de partage et d’apprentissage de l'Université Laurentienne, qui a été construit en 2017.

Photo : Université Laurentienne

Un groupe consultatif sur l'éducation autochtone s'inquiète de la possibilité que l'Université de Sudbury devienne un établissement de langue française. Il craint pour l'avenir du programme d'Études autochtones, qui est offert en anglais.

Le Conseil de l’Université Laurentienne pour la formation des Autochtones (CULFA) demande à l’Université Laurentienne, qui fédère l’Université de Sudbury, d’honorer son engagement à l’enseignement autochtone et de se montrer à la hauteur de son mandat triculturel qu'elle vante tant.

Le regroupement déplore que l’Université de Sudbury ait annoncé son intention de devenir une université par et pour les francophones sans consulter les communautés autochtones ni entamer de discussions avec lui.

Nos universitaires autochtones, nos aînés et nos leaders communautaires ont joué un rôle essentiel dans la création du programme d'Études autochtones de l'Université de Sudbury. En tant qu’Autochtones, nous devons protéger, préserver et développer l’éducation autochtone pour les générations futures.

Une citation de :Roxanne Manitowabi, membre du Conseil de l’Université Laurentienne pour la formation des Autochtones

Avec le dépôt d’un projet de loi fédérale visant à implanter la vision de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones comme cadre pour le processus de réconciliation, il est décevant que notre voix n'ait pas été reconnue dans ce débat , poursuit Michelle Kennedy, étudiante à l’Université Laurentienne et membre du CULFA.

Le groupe demande à l’Université Laurentienne de passer au niveau supérieur dans leur engagement à l’égard du programme d’Études autochtones.

Il faut développer un cursus autochtone dynamique, enraciné dans la vision du monde et la culture autochtone, et qui entretient de solides relations avec les communautés autochtones , écrit le regroupement dans un communiqué.

Par et pour les francophones, par et pour les autochtones?

La déclaration du CULFA fait suite à la proposition de l’Université de Sudbury, le 11 mars dernier, de devenir un établissement par et pour les francophones.

Celui-ci tentait ainsi de répondre aux inquiétudes de la communauté francophone quant aux impacts potentiels du processus de restructuration de l’Université Laurentienne sur les programmes de langue française.

L’Université de Sudbury soutient avoir le même engagement envers le programme d’Études autochtones, qu’il juge dans une position incertaine et vulnérable en raison des défis financiers de l’Université Laurentienne.

Afin de répondre à ce défi sans égal, l’Université de Sudbury a récemment annoncé la décision de son Conseil des régents de rendre disponibles ses deux chartes à ses deux communautés de longue date – francophone et autochtone – afin de permettre une éducation par et pour ces communautés

Une citation de :déclaration de l'Université de Sudbury, par communiqué
055a7906

L'Université de Sudbury dit vouloir rendre disponibles ses chartes à la communauté.

Photo : Radio-Canada / Yvon Theriault

L’Université de Sudbury affirme être en discussion avec les communautés autochtones quant à la manière dont elle souhaite poursuivre l’enseignement du programme d'Études autochtones.

Il est important de clarifier que l’Université de Sudbury n’a pris aucune décision de couper ou fermer le programme d’Indigenous Studies. Elle n’a pas, non plus, décidé de quitter la fédération ou demander la cessation de la fédération Laurentienne, précise-t-elle.

L’Université Laurentienne réaffirme son mandat triculturel

Dans une déclaration aux médias envoyée le 26 mars, le recteur de l’Université Laurentienne Robert Haché a réitéré son engagement envers le mandat triculturel de son établissement au-delà de son processus de restructuration. Celui-ci devrait se terminer le 30 avril.

La nouvelle Laurentienne mettra en évidence et valorisera les programmes, l’apprentissage, l’enseignement et les principes autochtones et francophones qui font partie intégrante du tissu de notre communauté universitaire.

Une citation de :Robert Haché, recteur de l'Université Laurentienne
Robert Haché en studio.

Robert Haché a remplacé Pierre Zundel en 2019, qui avait pris le poste de recteur par intérim à la suite du départ de Dominic Giroux en août 2017.

Photo : Radio-Canada / Jérémie Bergeron

Le recteur assure aussi vouloir soutenir consciencieusement les appels à l’action de la Commission de vérité et de réconciliation.

Nous célébrerons la vaillance et la ténacité des collectivités autochtones partout sur l’île de la Tortue, rendant hommage à l’action sociale des nombreuses personnes de la communauté Laurentienne qui aident à faire avancer l’inclusion et la vitalité de la langue anishinaabemowin sur notre campus , a déclaré Robert Haché.

Dans le cadre de son processus de restructuration, l’Université Laurentienne n'accorde pas d’entrevues aux médias.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !