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COVID-19 : la France étend le confinement à l'ensemble de son territoire pour un mois

Emmanuel Macron s'adresse à ses concitoyens à la télévision.

Le président français Emmanuel Macron a annoncé mercredi que les mesures de confinement en vigueur dans 19 départements seront étendues à toute la France pour un mois afin de contenir la propagation de la COVID-19.

Photo : Reuters / STEPHANE MAHE

Agence France-Presse

Le président français Emmanuel Macron a annoncé mercredi une extension à tout le territoire métropolitain des mesures de lutte contre la COVID-19 et la fermeture des écoles pour trois semaines, afin de tenter d'endiguer la troisième vague de la maladie.

Ces règles pour tout le territoire prévoient un couvre-feu à partir de 19 h [heure locale], la fermeture de certains commerces et des restrictions de déplacement dans un rayon de 10 kilomètres autour de chez soi. Au-delà de ce périmètre, il faudra une justification.

Ces mesures s'appliqueront à partir de mardi, à l'issue du week-end pascal, pendant lequel les Français pourront se déplacer.

Nous sommes entrés dans une course de vitesse, a estimé le président français lors d'une allocution télévisée très attendue, au moment où le pays fait face à une forte hausse des hospitalisations et du nombre de cas, notamment du fait de la propagation du variant dit britannique.

Ce variant a fait apparaître une épidémie dans l'épidémie, a déclaré le président.

Il a aussi annoncé que tous les établissements scolaires, de la crèche aux lycées, seront fermés pendant un total de trois semaines à partir de mardi.

Pour limiter l'impact éducatif, le gouvernement a décidé d'uniformiser les dates des vacances de printemps sur tout le territoire, du 12 au 26 avril. Cela signifie qu'au bout du compte, les plus jeunes ne perdront qu'une ou deux semaines de cours, avant une rentrée le 26 avril dans les écoles, le 3 mai dans les collèges et lycées.

Le virus circule dans les établissements scolaires, mais pas plus qu'ailleurs, a déclaré le président, ajoutant que l'école n'est pas négociable, rappelant que la France était un des rares pays qui avait conservé ses écoles ouvertes depuis la rentrée de septembre.

Nous faisons le choix de la confiance, de la responsabilité, a estimé le président, annonçant qu'il misait sur des réouvertures partielles de certains lieux de culture ou terrasses de cafés.

Dès la mi-mai, nous recommencerons à ouvrir avec des règles strictes certains lieux de culture, nous autoriserons sous conditions l'ouverture de terrasses et nous allons bâtir entre la mi-mai et le début de l'été un calendrier de réouverture progressive pour la culture, le sport, les loisirs, l'événementiel et nos cafés et restaurants, a-t-il précisé.

Le système de santé mis à rude épreuve

Le président français, qui arbitre régulièrement depuis plusieurs mois entre impératifs sanitaires et économiques et sociaux dans la lutte contre l'épidémie, a aussi annoncé de nouveaux renforts pour les soignants et un objectif de 10 000 lits de réanimation, alors que plus de 5000 sont actuellement occupés.

Des travailleurs de la santé s'affairent dans une chambre où une femme est couchée sur le ventre.

Du personnel soignant de l’hôpital de la Timone soigne une patiente gravement atteinte de la COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Yanik Dumont Baron

Concernant la vaccination, il s'est dit profondément désolé que certaines personnes âgées qui sont prioritaires pour être vaccinées ne le sont toujours pas, alors que le bilan de la maladie approche les 100 000 morts.

Il a aussi promis un élargissement de la vaccination à toutes les personnes âgées de plus de 60 ans le 16 avril, puis à toutes celles de plus de 50 ans le 15 mai.

Les personnes de moins de 50 ans suivront mi-juin et d'ici à la fin de l'été, tous les Français de plus de 18 ans qui le souhaitent pourront être vaccinés, a-t-il ajouté.

Notre enjeu principal, c'est d'accélérer encore et encore la vaccination, a-t-il martelé, maintenant son objectif d'avoir vacciné tous les majeurs qui le souhaitent d'ici la fin de l'été.

À chaque étape de cette épidémie, nous pourrions nous dire que nous aurions pu faire mieux, que nous avons commis des erreurs. Tout cela est vrai, a reconnu le président.

Mais je sais une chose : nous avons tenu, nous avons appris, et nous nous sommes à chaque fois améliorés, a-t-il également fait valoir.

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