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Les syndicats en santé pourront « sonner l'alarme », mais pas trop fort

Des infirmières.

Des syndicats de professionnels en soins ont l'intention de se faire entendre mercredi.

Photo : iStock

Les travailleurs et travailleuses du réseau de la santé de la région pourront faire du bruit, mercredi, dans le cadre du mouvement de manifestation provincial « On sonne l’alarme ». Les syndiqués devront cependant se limiter aux sonneries de leurs téléphones cellulaires ou de leurs montres.

Les syndicats ont pris cet engagement lors d’une audience publique du Tribunal administratif du travail (TAT) convoquée mardi et impliquant employeurs et représentants syndicaux.

Ainsi, les professionnels de la santé ne pourront faire sonner aucune cloche, cadran, flûte, alarme d’incendie ni tout autre instrument bruyant , à l’intérieur des établissements, est-il indiqué dans un communiqué du TAT diffusé mardi soir.

Les syndicats se sont engagés à respecter les balises du Tribunal, qui ordonne que les alarmes sonores ne soient pas déclenchées dans les lieux où sont prodigués des soins ou services aux usagers, les salles d’examen et les chambres des patients.

De plus, le Tribunal ordonne que ces alarmes soient activées, au plus, quatre fois pour chacun des salariés, par quart de travail, et ce, pour une durée maximale de trente secondes et à un volume raisonnable , est-il indiqué dans le communiqué.

Un conférence de presse sur le pont

La branche régionale de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ont prévu de tenir une conférence de presse sur le pont de Sainte-Anne en milieu d’avant-midi.

Une rencontre impliquant la présidente du Conseil du Trésor du Québec, Sonia Le Bel, et les représentants syndicaux a cependant eu lieu mardi soir. Sonia Le Bel a présenté les propositions qui seront déposées en vue du renouvellement des conventions collectives de quelque 550 000 travailleurs de l'État.

Parmi les activités planifiées par les syndicats pour la journée de mercredi, le TAT n’a examiné que celle relative au retentissement des alarmes dans les établissements où des soins et services sont dispensés.

Le Tribunal estime que les balises étant ainsi fixées, il n'y a pas de risque de porter préjudice aux services publics de santé auxquels les usagers ont droit tout en permettant aux syndicats d'exercer leur droit à la liberté d'expression , conclut le TAT.

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