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Objectifs de vaccination compromis en Mauricie-Centre-du-Québec

Des gens attendent pour recevoir un vaccin à la clinique de vaccination de Nicolet.

Le CIUSSS-MCQ pourrait de pas atteindre ses objectifs de vaccination.

Photo : Radio-Canada / Amélie Desmarais

Radio-Canada

La décision de Québec de suspendre l’administration du vaccin d’AstraZeneca pourrait nuire à l'atteinte des objectifs de vaccination en Mauricie et dans le Centre-du-Québec .

La santé publique régionale comptait sur ces doses pour augmenter la cadence alors qu'il ne reste plus de rendez-vous disponibles pour l’administration des autres vaccins. Même si les nouvelles directives concernent seulement les 55 ans et moins, Québec entend permettre aux personnes de plus de 55 ans de choisir leur vaccin. La vaccination des 65 ans et plus dans la région, pourrait donc se prolonger jusqu'au début mai, plutôt que de se terminer à la mi-avril tel que le souhaite le gouvernement.

Pour combler le manque, le CIUSSS-MCQ entendait profiter de l'arrivée au Canada de 1,5 million de doses d'AstraZeneca prêtées par les États-Unis. La région doit recevoir ces doses au prorata de la population, mais on ne connaît pas le nombre exact encore. La santé publique attend des directives de Québec à ce sujet.

Situation de la COVID-19 en Mauricie-Centre-du-Québec : 

  • 12 nouveaux cas ont été enregistrés : trois en Mauricie et neuf au Centre-du-Québec
  • 172 cas actifs
  • 64 cas de variants
  • Six hospitalisations dont une personne aux soins intensifs
  • Aucun nouveau décès
  • 69 049 personnes vaccinées

*en date du 30 mars 2021

Les spécialistes réitèrent leur confiance

Malgré la suspension de l’administration du vaccin d’AstraZeneca aux personnes de 55 ans et moins, la communauté médicale et les autorités en santé rappellent qu’il demeure sécuritaire et efficace. Nullement inquiet, Le Dr Frédéric Picotte, médecin de famille et médecin à l’hôpital de Shawinigan dit avoir recommandé le vaccin à ses parents sans aucune hésitation: Même si on est très en santé et on a un risque faible, disons de 1% de mourir de la COVID, versus le risque de caillot qui se situe à un sur 100 000 [...] ça veut dire que le risque de mourir de la COVID est mille fois plus important.

Dans la région, 6 000 doses de vaccin d’AstraZeneca ont été inoculées au début du mois de mars. On ne sait pas combien de personnes qui l’ont reçu étaient âgées de moins de 55 ans. Les médecins de la région restent aux aguets et surveillent la situation pour voir si des cas de thromboses surviennent. Le président de l’Association des médecins omnipraticiens de la région, le Dr Pierre Martin rappelle qu’il sera important que tous les médecins de première ligne appliquent le bon traitement, si une complication survenait à la suite de la vaccination.

Les complications surviendraient entre quatre et vingt jours après l’administration du vaccin.

Avec les informations d’Amélie Desmarais

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