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L’ABC de la campagne de vaccination dans l’Est-du-Québec

Une femme portant un masque se déplace dans le site de vaccination contre la COVID-19 de Bonaventure, le 20 mars 2021.

La campagne de vaccination évolue à une vitesse variable dans les régions de l'Est-du-Québec.

Photo : Radio-Canada / Luc Manuel Soares

Les questions du public sont nombreuses depuis le début de la campagne de vaccination de masse au Québec. Au cœur de leurs préoccupations : l’inégalité de la couverture vaccinale sur le territoire et le respect parfois variable de l’ordre des groupes prioritaires.

La vaccination en région doit suivre les lignes directrices du provincial.

Les régions doivent respecter les groupes prioritaires, c’est-à-dire, vacciner les groupes plus âgés et, ensuite, les personnes atteintes d'une maladie chronique ou d'un problème de santé qui augmente le risque de souffrir de complications de la COVID-19.

Groupes prioritaires pour la vaccination :

  1. Résidents des CHSLD et des RI‑RTF

  2. Travailleurs de la santé

  3. Résidents des RPA

  4. Communautés isolées et éloignées

  5. 80 ans ou plus

  6. 70 à 79 ans

  7. 60 à 69 ans

  8. Moins de 60 ans avec maladie chronique ou un problème de santé

  9. Moins de 60 ans qui assurent des services essentiels

  10. Reste de la population adulte

Source : Gouvernement du Québec

Il existe une exception à la règle : les régions éloignées comme la Basse-Côte-Nord et les Îles-de-la-Madeleine, où Québec a envoyé des doses rapidement pour que l’ensemble de la population de 18 ans et plus soit vaccinée au plus tôt.

Le gouvernement a aussi fait le choix d’envoyer plus de doses à Montréal, qui est l’épicentre de l’épidémie au Québec depuis ses débuts. Une décision toutefois appelée à changer avec l'arrivée des variants en région.

Pour l'instant, la vaccination évolue à vitesse variable dans les trois régions de l'Est-du-Québec.

Selon leurs Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS) respectifs, la Gaspésie a vacciné une bonne partie des 75 ans et plus et se concentre maintenant principalement sur la vaccination des 70 ans et plus, alors que la Côte-Nord s'affaire à vacciner les 60 et 65 ans et plus.

Le CISSS du Bas-Saint-Laurent n'est pas en mesure de donner cette information, puisque plusieurs groupes d’âge différents sont actuellement vaccinés en même temps sur son territoire.

La Côte-Nord et la Gaspésie estiment qu’ils seront en mesure d’avoir vacciné la plupart les 65 ans et plus pour la mi-avril, la cible fixée par Québec. Au Bas-Saint-Laurent, le CISSS indique que tout sera fait pour atteindre l’objectif, mais qu'il s'agira d'un défi.


Bas-Saint-Laurent

C'est que le Bas-Saint-Laurent reçoit proportionnellement moins de vaccins que les deux autres régions de l’Est-du-Québec, notamment parce qu’elle n’a pas de territoire considéré éloigné.

Dans la région, certaines MRC ont pu commencer à vacciner avant d’autres parce que leur site de vaccination était disponible plus rapidement.

Deux personnes entrent dans la clinique de vaccination contre la COVID-19 de Rimouski, le 26 mars 2021.

Le site de vaccination à Rimouski a ouvert ses portes le 26 mars 2021 (archives).

Photo : Radio-Canada / Jean-Luc Blanchet

Maintenant que tous les sites sont ouverts, les vaccins sont généralement distribués en proportion de la population dans chaque MRC chaque fois qu’il y a un arrivage.

Malgré l'objectif de vacciner les plus âgés en premier, une personne plus jeune peut être vaccinée avant une personne plus âgée, selon le CISSS.

Le CISSS ouvre des plages de rendez-vous à mesure qu’il reçoit des confirmations d’arrivage de vaccins.

Par exemple, une personne de 80 ans peut avoir obtenu un rendez-vous en mai et, deux semaines plus tard, le CISSS peut ouvrir des plages horaires plus tôt en avril lorsqu’il reçoit la confirmation qu’il aura plus de doses de vaccin.

Puisque la vaccination est maintenant ouverte aux 65 ans et plus, ces plages horaires plus avantageuses sont aussi accessibles à des plus jeunes.


Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

En Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, le pourcentage de la population vaccinée est plus élevé notamment parce que les Îles sont isolées et reçoivent donc plus de vaccins.

En date du 1er avril, 80 % des Madelinots adultes avaient d'ailleurs déjà reçu leur vaccin contre la COVID-19.

Sur le territoire de la Gaspésie, la vaccination se fait en rotation, une MRC après l’autre, un groupe d’âge après l’autre.

Selon le CISSS, la stratégie de vacciner un plus grand nombre de personnes en même temps et au même endroit vient du fait que les plateaux de vaccins, qui sont fragiles, ne peuvent généralement pas être séparés.

On est un peu contraints par la difficulté de transporter le vaccin, Pfizer en particulier qu’on reçoit par plateau de 1170 doses à la fois. À cause de ça, jusqu’ici, on a été obligés de faire la vaccination MRC par MRC.

Une citation de :Yv Bonnier-Viger, directeur de la Santé publique pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine

La santé publique s’attend par contre à recevoir plus de plateaux à la fin avril et de vaccins d’autres fabricants, comme Moderna. Ainsi, il sera possible de vacciner deux ou trois MRC à la fois.

La santé publique confirme aussi que des personnes plus jeunes peuvent parfois recevoir leur vaccin avant des personnes plus âgées, surtout lorsqu'ils n'habitent pas dans la même MRC.

Quelques plages horaires peuvent, par exemple, être réservées pour des 65 ans et plus dans une MRC qui a reçu un plateau de vaccins, alors qu’une autre MRC attend son tour pour vacciner ses 70 ans et plus.


Côte-Nord

Sur la Côte-Nord, les adultes de 18 ans et plus qui le voulaient ont déjà tous été vaccinés dans les MRC plus isolées.

Il reste donc à vacciner les groupes prioritaires dans les MRC de la Haute-Côte-Nord, de Manicouagan et de Sept-Rivières.

Selon le CISSS, la vaccination se fait simultanément dans les trois MRC pour les mêmes groupes prioritaires, avec un possible décalage dans l’avancement de chaque MRC en fonction de la disponibilité des doses.

Les contraintes liées au déplacement de certains vaccins ont aussi provoqué un délai entre la vaccination des 80 ans et plus dans les villes plus populeuses, soit Baie-Comeau et Sept-Îles, et les municipalités plus éloignées de celles-ci.


L’objectif : vacciner le plus rapidement possible

De son côté, le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec confirme qu’il peut être plus facile d’obtenir un rendez-vous dans certains secteurs en fonction de l’organisation de la campagne de vaccination.

Un porte-parole explique que l’opération est complexe en raison du grand nombre de centres de vaccination au Québec et des arrivages de vaccins qui varient de semaine en semaine.

Leur objectif premier est d’administrer le plus rapidement possible les vaccins reçus.

Changements à l’horizon

Si la campagne de vaccination a jusqu'à maintenant fonctionné plus lentement au Bas-Saint-Laurent, elle est appelée à s'accélérer.

Le gouvernement Legault a annoncé la semaine dernière que des dizaines de milliers de doses de vaccin destinées à Montréal seraient redirigées vers des régions plus touchées par les variants, dont le Bas-Saint-Laurent.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a par ailleurs réitéré en point de presse la semaine dernière que Québec estimait être en mesure de fournir une première dose de vaccin à tous les adultes le souhaitant d'ici le 24 juin.

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