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Les crimes haineux signalés à la police en hausse dans le Grand Nord

Yellowknife la nuit.

Six cas ont étés signalés aux Territoires du Nord-Ouest.

Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Radio-Canada

Le nombre de crimes haineux signalés à la police a augmenté dans les trois territoires en 2019, selon Statistique Canada. Selon le président du Centre islamique de Yellowknife, Nazim Awan, il ne s'agit que de la pointe de l'iceberg.

En 2019, 13 crimes haineux ont été signalés à la police dans les trois territoires : 5 au Nunavut, 2 au Yukon et 6 aux Territoires du Nord-Ouest. C’est 9 de plus qu’en 2018.

Les crimes haineux sont des crimes, violents ou non, ciblant l’identité, l'appartenance ethnique, la religion, le sexe ou d'autres facteurs semblables d'une personne, d’un groupe ou d'un bien.

Statistique Canada précise que cette tendance, à la hausse partout à travers le pays, peut s'expliquer par une augmentation des crimes haineux, mais aussi par la hausse des signalements de ces crimes aux autorités.

Les statistiques aux Territoires du Nord-Ouest, où 5 cas de plus qu'en 2018 ont été signalés en 2019, inquiètent le président du Centre islamique de Yellowknife, Nazim Awan.

Selon lui, même si 6 cas peuvent paraître peu, c’est beaucoup pour la population du territoire et cela surpasse la moyenne fédérale.

Ça peut, non seulement avoir un impact sur une personne et sa famille, mais aussi avoir un effet sur toute la communauté, et à l'échelle mondiale, sur le Canada, explique-t-il. Donc, même un cas est de trop.

Nazim Awan estime aussi que seulement une partie des crimes sont signalés à la police.

Pour la plupart, [les criminels s’attaquent] à des personnes appartenant à des minorités, dit-il. Peut-être [que celles-ci sont] nouvelles au Canada et que l'anglais n'est pas leur langue maternelle et qu'elles n'ont peut-être pas la capacité d'avoir le courage d'accéder aux systèmes de soutien.

De quoi s'agit-il?

Le Code criminel du Canada considère quatre infractions précises comme de la propagande haineuse ou des crimes haineux : l'encouragement au génocide, l'incitation publique à la haine, la fomentation volontaire de la haine et le méfait motivé par la haine à l'égard d'un bien utilisé par un groupe identifiable.

La responsabilité de signaler un crime motivé par la haine devrait revenir à l'ensemble de la communauté et des témoins de ces crimes, et non seulement des victimes, selon Nazim Awan.

Trois des cas dans les Territoires du Nord-Ouest ont été motivés par l'appartenance ou l'origine ethnique tandis que les trois autres sont liés à l'orientation sexuelle, selon Statistique Canada.

Au Yukon, un seul crime haineux a été signalé à la police en 2018. Des deux crimes signalés en 2019, un ciblait la couleur de la peau ou l'origine ethnique, alors que l'autre ciblait la religion.

Sur les cinq crimes haineux signalés au Nunavut en 2019, deux sont liés à l'origine ethnique, et deux à l'orientation sexuelle. Le motif du cinquième cas n’a pas été déterminé.

Avec des informations de Liny Lamberink

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