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L'intérêt pour les aurores boréales explose au Manitoba

Une maison abandonnée se dresse devant un ciel étoilé et illuminé par des faisceaux lumineux multicolores.

Une aurore boréale dans le sud-ouest du Manitoba, au mois de mars 2021

Photo : Justin Anderson

Le cofondateur d’un groupe Facebook dédié aux aurores boréales au Manitoba constate que l'intérêt pour ce phénomène céleste a explosé. Or cet engouement provoque aussi des inquiétudes quant à la sécurité routière et la pollution.

En juillet 2020, Justin Anderson et quelques autres passionnés des aurores boréales ont créé le groupe Facebook Manitoba Aurora and Astronomy (Aurores et astronomie du Manitoba).

Ayant passé du temps en Alberta où une importante communauté virtuelle autour des aurores boréales existe déjà, Justin Anderson souhaitait la même chose pour le Manitoba. Ce n’était pas exactement un projet de pandémie, j’ai toujours chassé les aurores, aimé le ciel nocturne et la photographie.

Cependant, il attribue la croissance du groupe à la pandémie. Nous grandissions plutôt lentement jusqu’en février, nous avions 2800 membres. Et puis les aurores ont commencé à apparaître, il y a eu des spectacles incroyables, indique Justin Anderson.

Des personnes ont commencé à les photographier, d’autres personnes ont vu les photos et souhaitaient voir les aurores de leurs propres yeux, ajoute-t-il. À la fin février, le groupe Facebook comptait plus de 16 000 membres. Il en compte maintenant plus de 18 000.

Le groupe rassemble des badauds qui souhaitent voir les aurores pour la première fois, mais aussi des citoyens scientifiques, comme Justin Anderson. Il fait partie du réseau Aurorasaurus, un projet de recherche scientifique qui suit les aurores partout au monde.

J’ai la chance de comprendre l'aspect scientifique des aurores, affirme Justin Anderson, en ajoutant que ce n’est pas nécessaire pour les apprécier.

Nous avons des membres qui viennent de déménager au Canada. […] J’ai entendu beaucoup d’histoires au sujet de gens qui ont vu les aurores pour la première fois, des jeunes couples qui voulaient les voir et de parents qui souhaitaient que leurs enfants voient les aurores, qu’ils aient des souvenirs d’autre chose que le confinement.

Poubelle et code de la route

Malheureusement, indique Justin Anderson, ce nouvel intérêt pour les aurores boréales a des conséquences négatives. Des centaines de personnes ont tendance à se regrouper dans des parcs aux abords de Winnipeg.

Au marais Oak Hammock et au parc Birds Hill, il pouvait y avoir de 400 à 1000 véhicules chaque soir au cours des mois de février et de mars.

Ces lieux-là ressentent l’impact. Il s’agit surtout de personnes qui jettent leurs déchets n’importe où et qui ne respectent pas le code de la route, affirme M. Anderson.

Les bouteilles de bière, tasses de café et masques jetables abondent dans l’herbe autour des lieux prisés par les amateurs d’aurores, qui sont souvent des réserves naturelles. C’est formidable de voir sortir les gens, mais ça, c’est inacceptable.

Quatre petits bâtiments sous un ciel qui montre des aurores boréales.

Lorsque Justin Anderson et d'autres chasseurs d'aurores détectent les signes qu'un spectacle d'aurores boréales est en route, ils alertent leurs collègues observateurs du ciel. Il a pris cette photo près d'Alexander le samedi 6 février 2021.

Photo : Justin Anderson

Les administrateurs du groupe ont déjà dû organiser au moins une excursion de nettoyage.

Ils tentent maintenant de prendre les devants pour éviter que de tels problèmes se reproduisent. Le groupe a entre autres organisé un webinaire avec la Société d’assurance publique du Manitoba portant sur la conduite sécuritaire en allant voir les aurores.

Justin Anderson conseille aux gens d’aller faire du repérage en plein jour d’endroits en campagne où il est sécuritaire de s’arrêter et pour éviter les grands rassemblements. Il recommande de se rendre à un minimum de 20 minutes de la capitale manitobaine, pour ne pas être dérangé par les lumières de la ville.

Pour regarder les aurores boréales, il ne faut pas être dans un endroit précis. L’un de mes endroits préférés est un petit étang au bord d’une route de gravier. Personne ne connaît cet endroit-là et je garde le secret.

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