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Québec présente ses nouvelles offres aux employés de l’État

Des enseignants et membres du personnel de soutien devant l'Assemblée nationale, jeudi.

Les employés des secteurs public et parapublic ont accru leurs moyens de pression auprès du gouvernement au cours des derniers jours (archives).

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Sans contrat de travail depuis maintenant un an, les 550 000 employés de l’État québécois recevront au cours des prochaines heures les nouvelles offres du gouvernement Legault en vue du renouvellement de leurs conventions collectives.

La présidente du Conseil du Trésor Sonia LeBel a rencontré les représentants des syndicats des secteurs public et parapublic mardi soir afin de leur présenter en primeur les propositions qui leur seront présentées.

J'ai convoqué vendredi dernier les chefs des syndicats pour leur parler du troisième dépôt gouvernemental qu'on prépare depuis un certain temps déjà. Je voulais, par respect, leur en faire part, parce que c'est demain [mercredi] que ce dépôt-là va être présenté de façon officielle aux tables de négociation, a déclaré Mme LeBel quelques heures avant les rencontres.

Sonia LeBel en gros plan lors d'une conférence de presse.

Avant de dévoiler le contenu des nouvelles offres gouvernementales à l'ensemble de la population, la ministre Sonia LeBel souhaitait les présenter aux représentants syndicaux (archives).

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La ministre a dans un premier temps rencontré les dirigeants des six principaux syndicats des secteurs de la santé, des services sociaux et de l’éducation (FTQ, CSN, CSQ, FIQ, FAE, APTS).

Les chefs syndicaux sont ressortis de la réunion un peu avant 19 h. Rien n’a filtré de leurs discussions avec Sonia LeBel.

On a convenu, les six organisations syndicales ensemble, qu'on ne ferait aucun commentaire ce soir et qu'on attendrait les dépôts qui vont être faits à chacune de nos tables dans la journée de demain, a indiqué le président de la FTQ, Daniel Boyer.

Sonia LeBel devait ensuite s’entretenir avec les chefs des deux principaux syndicats de la fonction publique (SFPQ, SPGQ).

Six chefs syndicaux s'apprêtent à rencontrer les médias devant le bâtiment situé au 860, Grande Allée, à Québec.

Les dirigeants des principaux syndicats des secteurs de la santé, des services sociaux et de l’éducation ont rencontré Sonia LeBel à huis clos en début de soirée.

Photo : Radio-Canada

Le dépôt des dernières offres gouvernementales remonte au mois de mai 2020. Québec avait alors offert à ses employés des augmentations salariales de 5 % sur trois ans. Cette proposition avait été jugée insuffisante par leurs représentants syndicaux.

Moyens de pression

La présentation des nouvelles offres survient au moment où les travailleurs de l’État commencent à hausser le ton et à augmenter leurs moyens de pression afin d’amener le gouvernement à accélérer les négociations.

Mardi, environ 10 000 enseignants et membres du personnel de soutien des cégeps ont observé une première journée de grève tandis que d’importantes manifestations intersyndicales sont prévues mercredi à Montréal et à Québec.

Selon la présidente de la Fédération du personnel de soutien de l'enseignement supérieur (FPSES) à la CSQ Valérie Fontaine, le dépôt des nouvelles offres patronales est directement lié à l’intensification des moyens de pression.

Une pancarte sur laquelle on peut lire : « Faut que ça change maintenant! ». En arrière-plan, des grévistes discutent entre eux dans un stationnement.

Des milliers d'enseignants et membres du personnel de soutien des cégeps étaient en grève mardi, notamment au Cégep de Sainte-Foy (photo), à Québec.

Photo : Radio-Canada / Hadi Hassin

On est contents que le gouvernement annonce un possible mouvement – on ne va pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué – mais on se désole quand même qu'il ait attendu qu'il y ait ce premier mouvement de grève, a-t-elle déclaré.

On ne veut pas aller en grève

Quelques heures avant de rencontrer Sonia LeBel, mardi, Daniel Boyer avait lui aussi salué le dépôt des nouvelles offres. Il espère que le gouvernement proposera des augmentations salariales suffisamment élevées pour résorber les problèmes d’attraction et de rétention de la main-d'œuvre, notamment en santé et en éducation.

Vous voulez de la main-d'œuvre compétente pour rendre des services à la population? Eh bien, il faudrait que les conditions d'exercice d'emploi puis les conditions salariales soient améliorées. C'est simple comme ça : si tu veux donner de meilleurs services, ça passe nécessairement par là, a lancé le président de la FTQ.

Daniel Boyer accorde une entrevue à Radio-Canada en marge d'une manifestation à Québec.

Daniel Boyer estime que les négociations avec le gouvernement « piétinent » depuis un an et demi.

Photo : Radio-Canada

Même si les employés du secteur de l’éducation ont obtenu des mandats de grève, le chef syndical assure que ses membres ne souhaitent pas en arriver là. Il précise toutefois que l’obtention de mandats de grève reste une option, même en santé.

Dans la santé, écoutez, s'il faut aller là, bien on va y aller, mais on ne veut pas aller en grève, ni en éducation ni en santé. Ce serait un peu fou d'aller chercher des mandats de grève en santé au moment où on se parle, mais s'il faut aller s'en chercher, on va y aller s’en chercher, a prévenu Daniel Boyer.

Avec des informations de Valérie Gamache, Pascal Poinlane, Hadi Hassin et La Presse canadienne

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