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COVID-19 : la situation en Outaouais inquiète le gouvernement Legault

François Legault en conférence de presse.

Le premier ministre François Legault n'annonce pas de nouvelles mesures, mais insiste sur le respect de celles déjà en vigueur.

Photo : Radio-Canada / SYLVAIN ROY ROUSSEL

Radio-Canada

Le rythme effréné auquel se propage le virus de la COVID-19 en Outaouais inquiète le gouvernement du Québec. Même si aucun changement de couleur n’a été annoncé, le premier ministre François Legault a indiqué que l’Outaouais demeurait sous haute surveillance, ainsi que quatre autres régions de la province, soit la Capitale-Nationale, la Beauce, le Lac-Saint-Jean et Rivière-du-Loup–Kamouraska.

Alors que l'Outaouais confirme ses premiers cas de variant et que 57 nouvelles infections à la COVID-19 se sont ajoutées au bilan quotidien, mardi, la situation de la région semble préoccuper au plus haut point les autorités provinciales.

Lors d’un point de presse, mardi, le premier ministre du Québec, François Legault, a affirmé que la région était dorénavant dans le viseur des autorités.

Celle qui nous préoccupe le plus, c’est l’Outaouais, en particulier la Ville de Gatineau.

Une citation de :François Legault, premier ministre du Québec

La réalité transfrontalière complique les choses, selon le premier ministre, qui a indiqué que des discussions étaient en cours avec le gouvernement ontarien pour harmoniser les mesures entre les deux villes qui longent la rivière des Outaouais.

On sait aussi qu’il y a un lien important entre Gatineau et Ottawa, donc on est en discussions avec le gouvernement de l’Ontario pour essayer d'harmoniser les mesures entre Ottawa et Gatineau, mais la situation est inquiétante, a affirmé M. Legault.

L’option de l’instauration de barrages est aussi à l’étude, selon le premier ministre.

La région qui nous inquiète le plus, c’est l'Outaouais. Est-ce qu'on doit mettre des barrages entre le Québec et l'Ontario? se demande le premier ministre qui affirme que plusieurs scénarios sont à l’étude.

On a des scénarios pour augmenter les restrictions dans les cinq régions qui sont difficiles actuellement.

Une citation de :François Legault, premier ministre du Québec

Même si le gouvernement québécois a décidé de ne pas faire basculer les cinq régions préoccupantes dans un palier de couleur plus restrictif, rien n’est exclu, selon le premier ministre.

Doit-on ajouter des restrictions dans ces cinq zones-là? Pour l’instant, ce qui est plus important, et plus important que d’ajouter des mesures, c’est de s'assurer que les mesures mises en place soient davantage respectées. On pense, entre autres, à toutes les visites dans les maisons, souligne M. Legault.

En Outaouais, les restrictions pourraient se renforcer prochainement, alors que la région qui souffre de manque de ressources hospitalières pourrait rapidement être dépassée par les variants.

Mardi, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais rapportait 18 hospitalisations et quatre patients aux soins intensifs.

Tant que [le nouvel] hôpital n’est pas là, ça va rester plus serré en Outaouais, donc on n’exclut pas dans les prochains jours, les prochaines semaines, d'ajouter des mesures en Outaouais, c'est la situation qui nous inquiète le plus.

Une citation de :François Legault, premier ministre du Québec

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, explique quant à lui qu’il est essentiel d’éviter l’effet yoyo qui pourrait être dévastateur pour les commerces de la région.

Maxime Pedneaud-Jobin en vidéoconférence.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

Photo : Radio-Canada

Moi, mon inquiétude principale, c'est l'effet yoyo, c’est-à-dire de retourner en zone de refermer les commerces qui étaient ouverts, a affirmé le maire. Je pense beaucoup aux commerces, parce que toutes les fois, lorsqu’on change de zones, il y a des dépenses qui s’ajoutent, il y a du monde qu’on avait embauché qui retourne à la maison... C’est ça qu’on ne voudrait pas vivre.

Même son de cloche du côté de la Chambre de commerce de Gatineau qui appelle la population à la vigilance pour ne pas retourner en zone rouge.

Mon appel aujourd’hui aux citoyens, c’est : s’il vous plaît, faites attention, a lancé Stéphane Bisson, président par intérim de la Chambre de commerce de Gatineau. Là, actuellement, ce qu’on se fait dire, c’est qu’on doit changer nos comportements, sinon on retourne en zone rouge. Et je vais vous dire, ça va être désastreux au niveau de l'économie régionale, désastreux pour nos petits commerces, pour les restaurateurs, pour les sports...

L’inquiétude de M. Bisson et du gouvernement québécois est d’autant plus importante qu’approche le congé de Pâques et que les gens pourraient être tentés de se réunir.

D’ailleurs, le premier ministre Legault a annoncé lors du point de presse que la présence policière allait être renforcée au cours de la fin de semaine.

L’ajout de vaccins

Parmi les solutions avancées par le gouvernement pour faire face à la hausse préoccupante des indicateurs de la COVID-19 dans les cinq régions problématiques, l’ajout de vaccins est ce qu'il préconise.

Les régions où c’est plus difficile, on va augmenter, toute proportion gardée, les vaccins qu’on va envoyer dans ces régions-là, a révélé François Legault. Donc, on va se donner toutes les chances de ne pas être obligés de reculer sur les mesures.

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a quant à lui affirmé qu’il était important de rééquilibrer la situation alors que l'Outaouais figure parmi les régions où la proportion de la population est la moins vaccinée.

On a ajouté des doses à Montréal parce qu'on était à l'épicentre et qu’il était normal de faire ça. Eh bien, je pense que c’est normal aujourd'hui de faire l'inverse, puis d’appuyer un peu plus nos régions, a souligné le ministre Dubé.

Avec les informations de Samuel Blais-Gauthier

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