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Élever des animaux pour combler le vide laissé par l'infertilité

Une femme tient sa tête tout près de celle d'un bœuf en souriant.

Cloé traite chacun de ses animaux comme si elle l'avait mis au monde.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Cloé Morin-Roy essaie d’avoir des enfants depuis 7 ans, mais la cigogne ne passe pas. Nouvellement mariés, la jeune femme de 24 ans et son mari viennent de s’installer sur une fermette de Val-Rita afin d’y élever des animaux comme s'il s'agissait d'enfants.

Je n’ai jamais grandi avec l’idée d’avoir une ferme , nous raconte candidement la native de Hearst. Pas capable d’avoir de bébé, ça a développé une passion pour les animaux.

Une femme entourée de poules est accroupie.

Dans son poulailler, Cloé possède une vingtaine de poules et une dinde.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

J’ai maintenant une quarantaine d’enfants, blague-t-elle, en nous montrant son veau, son bœuf, ses chevaux, ses lapins et ses poules.

La connexion que je retrouve avec les animaux, c’est comme être maman. J’ai besoin d'eux autant qu’ils ont besoin de moi.

Une citation de :Cloé Morin-Roy

La jeune femme confie que son bonheur de côtoyer ses animaux croît avec leur taille, citant en exemple son cheval.

Tu le vois au galop dans le champs. C’est époustouflant! Qu’il court vers moi, parce que je suis sa mère. C’est une autre sorte de feux d’artifice, partage Cloé Morin-Roy.

Si aujourd’hui elle croque la vie à pleines dents, savourant les moindres petits plaisirs comme la naissance d’un lapin, un cri de poule différent ou encore le grand coup de langue affectueux d’un bœuf, la situation n’a pas toujours été rose pour Cloé. Des idées noires lui ont déjà traversé l’esprit.

C’est comme avoir un couteau dans le corps, décrit-elle en abordant ses problèmes d'infertilité.

Je ne peux même pas décrire le poids que ça fait. J’en pleure. Je peux passer des heures dans mon bureau à pleurer. Des fois, les larmes se mettent à couler juste comme ça.

À l’ère des médias sociaux, alors que les gens publient des photos de leur famille sur Facebook, Chloé a eu dû mal à recevoir ce constant rappel de son infertilité.

C’est partout tu vas voir une maman avec un enfant à l’épicerie. Quelqu’un va mettre une photo d’elle enceinte sur Instagram. Ce n’est jamais quelque chose que tu peux te sauver. Je ne souhaite [l’infertilité] à aucune personne. C’est vraiment l’enfer vivre avec ça, mais je ne peux plus me haïr pour ça.

Une dame se tient debout entre deux chevaux.

Le couple Morin-Roy possède trois chevaux.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Avec toute la sagesse qu’elle a acquise au cours des dernières années, Cloé souhaite désormais inspirer les gens en partageant son histoire.

C’est tellement un sujet que les femmes ont honte de discuter. Ce n’est pas la norme des femmes, on est supposé accoucher de bébé. De mon côté, ça fait 7 ans que j’essaie, c’est une montagne de plus à grimper. Il y a une autre manière de mordre dans la vie, conclut-elle.

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