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La course d'un océan à l'autre virtuellement pour faire bouger les jeunes du Québec

L'ancienne athlète olympique Kathy Tremblay fera bouger 10 000 jeunes dans plus de 50 écoles.

Une enseignante fait de la course avec ses jeunes élèves près de son école.

L'enseignante de l'École de l'Amérique-Française, Raphaëlle Cardinal-Soucy, fait de la course régulièrement avec ses élèves de première année.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

L’ancienne athlète olympique Kathy Tremblay récidive et présente un nouveau projet visant à faire bouger les jeunes. La Gatinoise fera courir près de 10 000 élèves de partout au Québec au cours des prochaines semaines avec le défi D’un océan à l’autre qui amènera virtuellement les jeunes jusqu’à l’autre bout du pays.

Les écoles primaires et secondaires, le Cégep de l’Outaouais et de nombreux milieux de travail vont relever le défi.

Le but, c’est de sortir et de bouger ensemble. C’est vraiment un projet terrain, parce que chaque groupe peut réaliser le parcours comme il veut. Il n’y aura pas de police des kilomètres, le seul but c’est de parcourir le Canada d’un bout à l’autre, mentionne Kathy Tremblay, qui a participé aux Jeux olympiques en triathlon en 2008 et 2012.

L'athlète de Gatineau Kathy Tremblay sourit.

L'athlète de Gatineau Kathy Tremblay a pour mission de faire bouger le public avec son organisme BougeBouge.

Photo : Radio-Canada

Notre mission, c’est de lutter contre le décrochage physique. On est accroché aux écrans, mais décroché physiquement. On savait que c’est important de bouger, mais avec la pandémie, c’est encore plus important!

Une citation de :Kathy Tremblay, directrice de BougeBouge

Plus de 50 écoles, la plupart en Outaouais, sont inscrites. Les participants devront parcourir différentes distances au cours du mois d’avril et pourront voir leur progression en ligne.

Avec ce projet-là, il y a comme un regain de vitalité. Les gens sentent qu’ils font partie d’un groupe de nouveau et travaillent collectivement pour atteindre leur but, souligne Kathy Tremblay qui voulait offrir un événement qui respecte les mesures sanitaires en place.

L'École de l'Amérique-Française embarque rapidement

Un des premiers établissements à avoir levé la main pour participer au projet est l’École de l’Amérique-Française, à Gatineau. Les 810 élèves auront un rôle à jouer au cours des prochaines semaines dans ce grand défi.

On a remarqué dès le début de l’année que les jeunes sont un peu moins en forme. En faisant des tests physiques ou plus d'endurance ou de force, on voit que les élèves en ont perdu. Nous, on essaie juste de les motiver et de leur faire faire des activités différentes, précise l’enseignant en éducation physique, Jean-François Janelle.

Un enseignant d'éducation physique prend la pose pour la photo.

Jean-François Janelle enseigne l'éducation physique dans une école primaire.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Les jeunes du pays ont passé un temps record devant leur écran dans la dernière année, notamment avec les nombreuses semaines d’école en ligne.

De voir sourire les élèves pendant la pratique de l’activité physique, c’est notre récompense. Les voir bouger, dépenser de l’énergie, pour nous, c’est important. On cherche les occasions de les faire bouger le plus possible.

Une citation de :Jean-François Janelle, enseignant d'éducation physique

Sa collègue, Raphaëlle Cardinal-Soucy, était heureuse que son école embarque dans le projet. Elle utilise déjà beaucoup l’exercice pour aider ses élèves de première année.

C’est vraiment important de trouver des activités dynamiques et positives, qui amènent de la vie dans l’école et font bouger les jeunes. On sait que les écrans prennent une place importante en ce moment.

Une citation de :Raphaëlle Cardinal-Soucy, enseignante de première année
Une enseignante du primaire prend la pose pour la caméra.

Raphaëlle Cardinal-Soucy est enseignante de première année.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Même hors pandémie, elle a constaté de grands avantages à faire remuer les jeunes.

Je vois beaucoup plus de concentration après les avoir fait bouger. Je vois aussi le dépassement de soi dans un défi du genre et la fierté qu’ils en tirent. Ça amène beaucoup aux enfants, mentionne la jeune femme.

Une enseignante écrit une note sur la main d'une jeune après une course près de son école.

Les enseignants qui participent au défi Un océan à l'autre compteront les kilomètres parcourus par leurs élèves.

Photo : Radio-Canada / Michel Aspirot

Les participants de partout au Québec vont parcourir 6000 km qui vont les amener de la Nouvelle-Écosse jusqu’à Vancouver, en ligne, au cours des prochaines semaines. Les écoles peuvent encore s’inscrire pour participer au projet sur le site web de l’organisme BougeBouge.

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