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Le moratoire sur les permis d'embouteillage d'eau prend fin en Ontario

Une bouteille de plastique à usage unique est photographiée devant une ville vue en silhouette.

En décembre, la province a apporté des modifications à la Loi sur les ressources en eau de l'Ontario afin d'exiger le soutien des municipalités pour les nouveaux permis.

Photo : Radio-Canada / CBC/Ben Nelms

Radio-Canada

De nombreuses restrictions environnementales concernant le prélèvement d'eau des réserves naturelles seront levées le 1er avril en Ontario.

C'est à cette date que le moratoire sur les permis d'embouteillage d'eau en vigueur dans la province depuis 2017 prendra fin.

Suspendue par le moratoire, la délivrance de nouveaux permis de prélèvement en eaux souterraines pour les installations de production d’eau embouteillée sera donc de nouveau permise à compter du 1er avril.

Le moratoire devait expirer le 1er octobre 2020, mais il a été prolongé de six mois afin de donner plus de temps au gouvernement provincial pour mener davantage de consultations publiques sur la question.

Les quelque 470 commentaires transmis ont incité le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs de l’Ontario à imposer une nouvelle exigence aux entreprises désireuses d’obtenir un nouveau permis ou souhaitant augmenter les quantités d’eau prélevées.

Adoptées en décembre, les modifications apportées à la Loi sur les ressources en eau de l’Ontario obligeront les entreprises d’embouteillage d’eau à obtenir l'aval du conseil municipal local avant de demander leur permis au ministère.

Néanmoins, l’exigence s’applique uniquement aux prélèvements d’eau cumulatifs qui dépassent 379 000 litres par jour.

En outre, le gouvernement s'engage à rendre publiques les données liées aux prélèvements d’eau « pour que la gestion des ressources en eau de l’Ontario soit plus transparente », fait valoir la province.

Dans son effort de renforcer les mesures de protection des ressources hydriques, le gouvernement ouvre également la possibilité de limiter les prélèvements d'eau en période de sécheresse.

L'opposition demande la prolongation du moratoire

À l'approche de la levée du moratoire, les critiques environnementales s'intensifient. Le Nouveau Parti démocratique (NPD), notamment, a appelé à une nouvelle prolongation.

Sur son compte Twitter, la députée néo-démocrate torontoise Bhutila Karpoche fait valoir que l'eau est un bien public et relève des droits de la personne.

Alors que la crise climatique s'aggrave, nous devons avoir une stratégie encadrant nos besoins en eau présents et futurs pour nous assurer que tous les Ontariens ont un accès public et durable à l'eau.

Une citation de :Bhutila Karpoche, députée du NPD

Le NPD exhorte également le gouvernement Ford à empêcher tout transfert de permis à de nouveaux propriétaires.

C'est également ce que réclame l'association Wellington Water Watchers dans une pétition en ligne qui demande au gouvernement Ford d'annuler les permis de Nestlé pour le prélèvement d'eau aux sites d'Aberfoyle et de Hillsburgh et d'empêcher leur transfert à One Rock Capital avant le 1er avril.

Ce qui est le plus préoccupant, c'est que cette vente permettra aux entreprises de continuer à contrôler l'eau, peut-on lire dans la pétition. La combinaison de décennies de pollution, l'épuisement des aquifères et les effets du changement climatique rendent l'eau propre plus rare.

Le ministère de l’Environnement, de la Protection de la nature et des Parcs de l’Ontario rétorque que les Ontariens et les Ontariennes peuvent avoir l'assurance que les programmes, les politiques et les outils scientifiques de la province protègent nos réserves d'eau vitales et qu'ils seront gérés de façon durable maintenant et à l'avenir.

Le moratoire sur la délivrance de nouveaux permis ou sur leur prolongation pour l'embouteillage d'eau a été mis en place par le précédent gouvernement libéral de Kathleen Wynne en 2017.

Cette mesure avait été prise après que le géant Nestlé eut acheté près de Guelph un puits que le canton de Centre Wellington comptait utiliser pour son approvisionnement en eau potable.

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