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Journée de grève pour le personnel professionnel du Cégep de l’Outaouais

L'extérieur du Cégep de l'Outaouais.

Les services professionnels au Cégep de l’Outaouais sont suspendus pour la journée, indique le SPPCO (archives).

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Syndicat du personnel professionnel du Cégep de l’Outaouais (SPPCO), qui est sans contrat depuis maintenant un an, est en grève mardi dans le cadre des négociations en cours avec le gouvernement.

Conseillers pédagogiques et conseillers en orientation, entre autres, participent au piquet de grève. Les services professionnels au Cégep de l’Outaouais sont suspendus pour la journée, selon le SPPCO.

Le personnel professionnel du Collège Héritage participe également au débraillage.

Les membres du SPPCO avaient voté, en février, en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à 5 jours.

En plus du personnel professionnel de 28 cégeps de la Fédération du personnel professionnel des collèges (FPPC-CSQ), 12 syndicats de la Fédération du personnel de soutien de l’enseignement supérieur (FPSES-CSQ) et 15 de la Fédération des enseignantes et enseignants de cégep (FEC-CSQ) sont en grève partout au Québec.

Après plus d’un an de négociations, la FPPC-CSQ souhaite régler le mandat et lance un véritable cri du cœur, a expliqué son président en entrevue à l’émission Les matins d’ici.

On connaît très très bien les demandes gouvernementales, le gouvernement connaît très très bien nos offres de solutions pour les problématiques des professionnels dans les collèges, a fait valoir Éric Cyr.

On joue le jeu, on continue à négocier, mais on pense que là, on aurait fait le tour. Ce serait le temps de penser à régler.

Une citation de :Éric Cyr, président de la FPPC-CSQ.

Selon lui, le syndicat est près d’une entente salariale, ayant diminué ses demandes au début de la pandémie de COVID-19. Le nœud du problème à l’heure actuelle concerne le sectoriel, soutient M. Cyr.

Pour les professionnels, il y a beaucoup de problématiques à régler. […] En 2019, plusieurs professionnels ont vu leur rangement salarial diminuer sans compter l’inflation, ce qui fait que maintenant les postes ne sont plus vraiment compétitifs sur le marché de l’emploi, a expliqué le président de la FPPC-CSQ.

Si les demandes de la Fédération étaient entendues par le gouvernement, M. Cyr estime qu’elles permettraient de soutenir les étudiants et d’améliorer les services qui leur sont offerts. Il y a des choses à régler si on veut que la qualité des services professionnels dans les cégeps demeure, a-t-il martelé.

Manifestation mercredi pour le SEECO

Mercredi, ce sera au tour de Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de l’Outaouais (SEECO) de se faire entendre avec la tenue d’une manifestation.

Nous à la CSN, on n’est pas encore à des votes de grèves encore, a indiqué Christian Bernier, le président du SEECO. Quand d’autres centrales commencent à les faire, il y a comme un momentum qui s’installe. Disons qu’on en parle beaucoup, a-t-il précisé en entrevue.

La manifestation prévue a pour objectif de sonner l’alarme au gouvernement, pour faire avancer les négociations portant sur le contrat de travail des syndiqués, échu depuis un an.

Si le gouvernement, il y a un an, a décidé de garder les négos alors que nous on avait demandé de suspendre les négos pour s’attaquer à la pandémie, alors c’est son choix, mais qu’il n’assume pas complètement, a fait valoir M. Bernier.

Le SEECO observe que la pandémie contribue à alimenter le manque de personnel puisque certains vont prendre leur retraite plus tôt et qu’il y a davantage de congés maladie.

Avant la pandémie, on était, par exemple, les profs de cégeps, dans une certaine pénurie, surtout en Outaouais. On manque de profs, on manque de personnels de soutien, on manque de personnel professionnel parce que les salaires ne sont pas concurrentiels et bien là, on en manque encore plus à cause de la pandémie.

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