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Quatre cas présumés de variants au Saguenay-Lac-Saint-Jean

Illustration de la réplication du coronavirus.

Selon la santé publique, il s'agit fort probablement du variant britannique

Photo : getty images/istockphoto / Sener Canoz

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean compte désormais quatre cas présumés de variants de la COVID-19.

Les plus récentes données publiées sur le site Internet de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) font état de sept cas détectés par criblage dans la région.

Cependant, comme l’explique le directeur régional de la santé publique, le Dr Donald Aubin, deux de ces cas ont été relevés en février, par criblage. Ils n’ont pu être confirmés par séquençage par l’INSPQ en raison du taux de particules du virus, très faible, dans les échantillons.

Dans un communiqué diffusé lundi matin, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean rapportait deux cas de variants présumés. Au cours d’une entrevue accordée à Radio-Canada plus tard en journée, le Dr Aubin, faisait désormais état de deux cas de de plus.

On parle de cas qui sont sortis par le criblage. On sait qu’en février, il y en avait eu deux. Il n’y a pas eu le séquençage encore, mais on a vu que c’étaient des cas de type variant. Il faut savoir que lorsqu’on a un cas par criblage, la plupart du temps ça sort positif au niveau du séquençage. Le séquençage nous aide à déterminer le type : un sud-africain, un britannique, un californien , explique le directeur régional de la santé publique.

Le Dr Aubin convient qu’il était inévitable que les variants fassent leur entrée dans la région. Il prévoit d’ailleurs une augmentation de leur nombre au cours des prochains jours. S’il demeure difficile de statuer sur la provenance exacte du variant décelé en région avec certitude, Donald Aubin pointe qu'il s’agirait du type britannique.

Une 3e vague qui pourrait être contrôlée

Lundi matin, le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Christian Dubé, a confirmé que la province se trouve officiellement dans sa 3e vague de coronavirus. La région n’y échappe pas, selon le Dr Aubin, qui croit tout de même que si la population y met du sien, la courbe de progression de la COVID-19 pourrait demeurer basse.

Quand on regarde les courbes, ça se traduit effectivement comme une vague, maintenant, ce qui est important, c’est de voir la hauteur et la durée de la vague. Est-ce qu’on va avoir une période où ça va monter très, très, très haut? Ça, ce n’est pas obligé. On peut rester bas et bien contrôler la situation et ça passe beaucoup par les mesures qu’on prend au niveau de la santé publique, mais surtout par la collaboration de la population.

Une citation de :Dr Donald Aubin, directeur régional de la santé publique

Le plus important, réitère-t-il, demeure le fait d’éviter les rencontres et les rassemblements, alors que la tentation pourrait s'avérer particulièrement grande chez certains individus à l’approche du congé de Pâques.

Une perte de confiance envers Astra Zeneca?

Les personnes âgées de 55 ans et moins ne devraient pas recevoir le vaccin d’AstraZeneca pour des raisons de sécurité, a conclu, lundi, le Comité consultatif national d’immunisation du Québec.

Le directeur de la santé publique du Saguenay-Lac-Saint-Jean attend d'en savoir plus et promet de tenir la population informée à ce sujet.

Un pas de plus est franchi dans la compréhension de ce qui se passe. Ça démontre qu’au niveau de la compréhension du vaccin, ça avance. Ça veut dire qu’on n’est plus devant le néant […]. C’est sûr qu’on va revenir au niveau de la population le plus rapidement possible , promet-il.

Ceci dit, la campagne de vaccination populationnelle ne s’adresse pas encore à cette catégorie d’âge dans la région. Seules les personnes âgées de 65 ans et plus peuvent être inoculées en prenant rendez-vous sur le portail Clic Santé.

En avril, la région recevra 40 000 doses de vaccin. Un total de 23 000 sera administré cette semaine à l’un ou l'autre des six sites de vaccination désignés. Sur les 40 000 doses attendues en avril, on ignore, pour l’instant, quelles seront les quantités de Pfizer, de Moderna et d’AstraZeneca (Covishields).

Au cours des 10 premiers jours de la campagne de vaccination, laquelle a débuté le 13 mars, 72 % des vaccins administrés ont été fournis par Pfizer, 20 % par Moderna et 8 % par AstraZeneca.

Si on se base sur ce qu’on a vécu avec les premières doses d’AstraZeneca, on a eu un taux de réceptivité d’environ 96 %. Donc, si ça continue, je pense que les gens vont accepter ce vaccin-là comme les autres , a fait valoir le directeur de la campagne de vaccination régionale Marc Thibeault, peu avant l'annonce de la directive du Comité consultatif national.

Des ratés pour la prise de rendez-vous

Si le portail Clic Santé, la plateforme dédiée à la prise de rendez-vous pour la vaccination contre la COVID-19, a connu quelques ratés au cours de la fin de semaine, le directeur de la campagne assure que la situation est rentrée dans l’ordre.

Il y a eu deux événements. Le premier, qu’on peut appeler le bogue Clic Santé. Ces rendez-vous-là ont été annulés par nous pour ce groupe-là. En fin de semaine, il y a eu une autre situation où le site était barré donc les gens ne pouvaient pas prendre de rendez-vous. À ce moment-là, les gens vont devoir reprendre leurs rendez-vous , a-t-il résumé.

Marc Thibeault estime que la vaccination, même si elle se déroule rondement à ses yeux, ne pourra pas freiner cette troisième vague puisqu’on ne peut parler d’immunité collective lorsque le taux de vaccination d’une population est inférieur à 50 %. Le directeur parle même de 60 % à 70 %. Ce taux, dans la région, oscille actuellement autour de 10 %.

Avec les informations de Flavie Villeneuve

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