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Pénurie de vaccinateurs : les établissements à la recherche de personnel

Il faut plus de 1000 personnes pour administrer de 7000 à 8000 vaccins par jour, selon le directeur de la vaccination du CISSS de la Montérégie-Ouest.

Une femme reçoit un vaccin dans une clinique.

Le recrutement en catastrophe de milliers de vaccinateurs est un défi de taille pour les CIUSSS et CISSS de la province qui doivent aussi veiller à maintenir les soins et les chirurgies dans les hôpitaux.

Photo : Ivanoh Demers

La direction du CISSS de la Montérégie-Ouest souhaite, autant que possible, ne pas avoir à réaffecter d’infirmières à sa campagne de vaccination. Les hôpitaux ont en effet besoin d’elles pour organiser la reprise des interventions chirurgicales et anticiper des hospitalisations liées à la troisième vague de la pandémie de COVID-19.

Lorsqu’elle a su que le réseau de la santé avait besoin de vaccinateurs contre la COVID-19, la vétérinaire Mégan Brochu-Fortin a décidé de se porter volontaire, malgré ses disponibilités limitées.

Dans le domaine vétérinaire, on est par-dessus la tête avec les adoptions et tout ça, explique-t-elle. Mais si on peut faire une différence, je me dis : on va le prendre et on va le faire.

Des vaccinateurs comme la Dre Brochu-Fortin, le CISSS de la Montérégie-Ouest en cherche par centaines en prévision des prochaines semaines.

Notre gros enjeu, c'est au niveau des injecteurs et des évaluateurs, affirme Marie-Pier Trottier, chef du service de la planification de la main-d'oeuvre, de la dotation et de l'enseignement non universitaire au CISSS de la Montérégie-Ouest.

En vertu d'un décret de Québec, des gens issus d’une vingtaine de professions peuvent inoculer les vaccins.

Ils sont médecins, sages-femmes, inhalothérapeutes [...] ces gens-là n’ont pas beaucoup de disponibilité. [...] Des fois, c'est une journée par semaine, parfois une journée par mois, mais on les embauche quand même, parce que c’est une journée de plus pour faire la vaccination, explique-t-elle.

L’équipe de Mme Trottier doit trouver 160 personnes par semaine pour être en mesure d'injecter les vaccins.

On essaie d'éviter d'utiliser les infirmières qui travaillent déjà dans notre établissement. Elles sont déjà très sollicitées pour les activités de soins de façon régulière.

Une citation de :Marie-Pier Trottier, CISSS de la Montérégie-Ouest

En plus des vaccinateurs et des évaluateurs, il faut trouver des aides de service et des agentes administratives. Même pour ces postes qui exigent moins de qualifications, on cherche des candidats.

Objectif : 8000 vaccins par jour

À l’heure actuelle, le CISSS de la Montérégie-Ouest est l’un des établissements pour lesquels le défi de l’embauche en vue de la vaccination est le plus grand.

Pour pouvoir atteindre notre objectif, il nous faut au-delà de 1000 personnes pour pouvoir faire la vaccination d'une ampleur de 7000 à 8000 par jour.

Une citation de :Dominique Pilon, directeur de la vaccination au CISSS de la Montérégie-Ouest
M. Pilon supervise le travail dans un centre de vaccination de Candiac.

Le directeur de la campagne de vaccination en Montérégie-Ouest, Dominique Pilon, doit embaucher plus de 1000 vaccinateurs.

Photo : Ivanoh Demers

Le défi qu'on s'est donné, c'est de répondre en priorité avec du personnel qui ne vient pas de notre organisation, explique Dominique Pilon, directeur de la vaccination au CISSS de la Montérégie-Ouest.

Lors de notre visite, la semaine dernière, plus de 600 embauches avaient déjà été réalisées. L’un de ces travailleurs, Martin Audi, était restaurateur avant la pandémie.

On reçoit les gens, on les accueille, on les assoit [...] ça se ressemble beaucoup, souligne M. Audi.

Ce qui est le fun, c'est que les gens sont supers contents de venir se faire vacciner, puis nous on sort de chez nous et ça nous fait participer à la vaccination pour aider la population.

Une citation de :Martin Audi, restaurateur travaillant maintenant à l'accueil d'un centre de vaccination

Comme le rappelle le directeur de la vaccination au CISSS de la Montérégie-Ouest : Il ne faut pas lâcher, faire appel à tous les contacts qu'on peut avoir pour solliciter les gens, parce qu'avec la période estivale, ça va amener d'autres défis.

Sans compter les variants et le début de la troisième vague, confirmé lundi par le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé.

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