•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

COVID-19 : « On est dans une 3e vague » au Québec, selon le ministre Dubé

Le ministre de la Santé du Québec, Christian Dubé.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, affirme que la troisième vague de contamination déferle bel et bien sur le Québec.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Radio-Canada

On n’a pas à se poser de questions sur la troisième vague, on y est, selon le ministre de la Santé, Christian Dubé. Il s’agit désormais de maîtriser cette nouvelle déferlante, a-t-il affirmé lundi.

Ce qu’il faut faire avec la troisième vague, c’est la contrôler le plus longtemps possible.

Une citation de :Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux

Le ministre a fait cette déclaration lors d’une mêlée de presse, après une visite du Centre d'activités de Montréal-Nord pour le maintien de l'équilibre émotionnel (CAMEE).

Pour la Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, qui était présente en compagnie du ministre Dubé, on sait que les variants vont remplacer l’ancienne souche.

On essaie de gagner du temps avant qu’ils deviennent prédominants, a-t-elle ajouté, en évoquant l’accélération du dépistage et la vaccination comme moyens pour maîtriser la situation.

Dans tout le Québec, la situation tend à s’aggraver, a souligné la Dre Drouin. Les variants gagnent du terrain dans plusieurs régions qui ont connu certains assouplissements, a-t-elle noté.

La Dre Drouin s'est cependant réjouie de constater qu’un peu plus de 19 % de la population montréalaise est vaccinée.

C’est presque une personne sur cinq qui a reçu sa première dose de vaccin.

Une citation de :La Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal

À Montréal-Nord, on voit arriver depuis quelques semaines plus de cas de variants, a-t-elle fait valoir. Il ne s’agit pas de taux importants, mais chacun de ces cas a le potentiel de devenir un événement de super-transmission.

Le nombre de cas de variants de COVID-19 continue d'ailleurs de grimper au Québec, avec 6480 infections de ce type détectées jusqu'à maintenant.

Par ailleurs, quelque 3,3 millions de doses de vaccins sont attendues au pays cette semaine.

Jusqu'à la semaine dernière, le Canada avait reçu plus de 6 millions de doses. Environ 11 % de la population canadienne a reçu jusqu'ici au moins une dose de vaccin.

Si le retour en classe à temps plein de tous les étudiants de niveau secondaire constitue une source d'inquiétude pour le gouvernement, celui-ci estime qu'une semaine raccourcie par le congé de Pâques aidera à ralentir la propagation de la maladie.

Surtout, Québec est d'avis que le jeu en vaut la chandelle et que la situation est somme toute sous contrôle, même si le scénario n'est pas idéal.

Il y a des choix déchirants qu’on fait. Si on voit que l’impact est trop grand – et c’est pour ça qu’on fait un suivi détaillé et qu’on a si souvent des rencontres avec Montréal et avec tous nos intervenants –, moi, je vous dirais que, s’il faut revenir en arrière, on le fera. Mais on essaie de faire le moins possible le yo-yo.

Une citation de :Christian Dubé, ministre de la Santé du Québec

Ce suivi détaillé a lieu dans les établissements d'enseignement, mais également dans les hôpitaux. Et alors que le nombre de cas est en hausse dans la province, le nombre d'hospitalisations et de patients aux soins intensifs reste plutôt stable. Ce sont en partie ces données encourageantes, explique le ministre, qui justifient la décision du gouvernement.

La principale raison évoquée par Christian Dubé est toutefois la santé mentale des élèves, qui ont besoin de socialiser. C’est pour eux qu’on le fait, a-t-il insisté.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !