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«Les vélos sont le nouveau papier de toilette», selon des vendeurs en rupture de stock

Des vélos noirs

Les quelques vélos que l'on peut trouver dans le magasin Sessions Ride de Sudbury sont déjà réservés.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Dans le Grand Sudbury, plusieurs adeptes de cyclisme ont beaucoup de mal à se procurer un nouveau vélo. Plusieurs magasins sont en rupture de stock, un phénomène qui se manifeste ailleurs au pays et qui est attribué au grand engouement pour le cyclisme présent depuis le début de la pandémie.

Au magasin Sessions Ride Company de Sudbury, il est impossible de se procurer un vélo rapidement depuis plusieurs semaines. Les quelques-uns qu’on peut y voir sont déjà réservés. 

Les délais d’approvisionnement de certaines pièces de vélos peuvent même atteindre 400 à 500 jours, selon le propriétaire du magasin John Lalonde. 

La demande est très élevée depuis l’an dernier. Les gens essaient de faire des activités à l’extérieur, faire du vélo. L’an dernier, toute l’offre a été écoulée et cette année, surtout avec le très beau printemps qu’on a, il y a une grande pénurie, explique-t-il. 

Les vélos sont le nouveau papier de toilette.

Une citation de :John Lalonde, propriétaire de Sessions Ride Company
Un homme qui porte un masque noir et une casquette

John Lalonde est propriétaire du magasin Sessions Ride Company de Sudbury, qui vend notamment des vélos.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Même scénario au magasin Adventure365 de Sudbury, où plusieurs clients rentrent bredouilles très souvent, selon la gérante Melissa Anderson. Certains sont d’ailleurs frustrés, ajoute-t-elle, en apprenant qu’ils pourraient devoir attendre plus de quatre mois avant de recevoir leur vélo de choix. 

C’est frustrant, mais on leur explique qu’on n’y peut rien malheureusement. C’est la situation actuelle et plusieurs finissent par comprendre. On leur demande d’être patients , note Mme Anderson.  

Le vice-président de l’entreprise HLC Canada qui distribue des pièces et accessoires de vélos, Edward Wright, indique que l’industrie n’arrivera à s’adapter à la soudaine hausse de la demande que dans quelques années. 

Il dit être assez confiant que les cyclistes auront plus d’options au printemps de l’an prochain qu’ils n’en ont en ce moment, mais estime que ce n’est qu’en 2023 que les clients pourront de nouveau entrer dans un magasin et avoir la même expérience qu’en 2020 — un choix entre différents modèles de vélos et une période d’attente moyenne de deux semaines pour les réparations. 

Améliorer les pistes cyclables

La pénurie de vélos dans la région du Grand Sudbury ne surprend pas la présidente du club Vélo Sudbury Rachelle Niemela, qui dit voir nettement plus de cyclistes sur les trottoirs et les routes de la ville depuis l’an dernier. 

Je pense que les gens ont redécouvert le plaisir d’être en plein air à l’extérieur, d’être dans la nature, de faire de l’exercice physique, et que c’est quelque chose qu’on peut pendant la période de COVID-19, affirme-t-elle. 

Une femme debout sur son vélo

Rachelle Niemela est la présidente du club Vélo Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Elle espère que cet engouement incitera la Ville du Grand Sudbury à améliorer ses infrastructures telles que les pistes cyclables. 

On n’a pas encore un réseau complet où les gens peuvent se rendre d’un bout à l’autre de la ville, mais ça commence à se développer maintenant. Plus il y aura de personnes qui voudront utiliser ces infrastructures, plus la Ville réalisera que c’est très important de construire des voies qui sont séparées du trafic.

Une citation de :Rachelle Niemela, présidente du club Vélo Sudbury
Logo sur asphalte d’un vélo sur une piste cyclable

Depuis 2015, la Ville du Grand Sudbury a ajouté 70 kilomètres de piste à son réseau cyclable.

Photo : CBC

La conseillère municipale du Grand Sudbury, Deb McIntosh, défend le bilan de la Ville en la matière dans les dernières années. 

En 2015, l’élue est arrivée à obtenir l’appui de ses collègues pour que la Ville alloue une somme de 800 000 $ par année à la création de pistes cyclables. Depuis, 70 kilomètres de pistes cyclables ont été créés. L’an dernier, trois kilomètres de pistes ont été mis en place à l’avenue Notre-Dame — une initiative qui avait longtemps été réclamée par les citoyens — et la piste devrait d’ailleurs être étendue cette année jusqu’au centre-ville, selon Mme McIntosh.

Nous avons fait beaucoup de progrès dans les dernières années.

Une citation de :Deb McIntosh, conseillère municipale du Grand Sudbury
La conseillère municipale Deb McIntosh.

La conseillère municipale Deb McIntosh.

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Elle reconnaît tout de même que beaucoup de travail reste à faire dans certains coins de la municipalité. 

Quand on se déplace à vélo, on peut aller plus loin qu’en marchant. Il n’est pas inimaginable de penser qu’on peut se rendre de Lively à Copper Cliff [10 kilomètres de distance; NDLR] à vélo. Prévoir des pistes cyclables entre ces deux communautés serait fantastique, avance la conseillère municipale. 

Cette année, 11 km de piste devraient être ajoutés en tout au réseau cyclable de la ville.

Avec des informations de CBC News

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