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Pierre Dufour préoccupé par le recours aux agences de placement en santé

Pierre Dufour parle aux journalistes réunis autour d'une table de conférence.

Pierre Dufour affirme qu'il partage le diagnostic dressé par les hauts responsables du CISSS AT surtout en ce qui a trait au manque de personnel soignant.

Photo : Radio-Canada / Jean-Marc Belzile

Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs et ministre régional Pierre Dufour affirme que le manque de main-d’œuvre auquel fait face la santé en Abitibi-Témiscamingue est commun aux régions éloignées du Québec et touche aussi d'autres secteurs d'activités.

Ce qui préoccupe particulièrement le ministre, c'est le recours aux agences de placement privées qui plombe les finances du CISSS-AT.

La main-d’œuvre est de plus en plus une problématique que l'on voit apparaître dans toutes les régions éloignées du Québec. Mais celle qui nous préoccupe davantage c'est la hausse des montants d'argent investis dans les agences privées par le CISSS-AT.

Une citation de :Pierre Dufour

Cette semaine, Radio-Canada révélait que le manque de main-d'œuvre infirmière obligeait la santé régionale à embaucher des infirmières du secteur privé à très gros frais.

Pierre Dufour croit qu'on est en train de vivre les conséquences de la réforme du gouvernement précédent.

Il y a des enjeux dans le système de santé pas simplement en Abitibi-Témiscamingue, mais partout au Québec. La réforme Barrette a eu peut-être eu du bon pour les grands centres, mais pour les régions éloignées elle a causé toute sorte d'imbroglio. C'est avec ça que le gouvernement et avec mon collègue M. Dubé on est pris et il faut trouver le moyen de désengorger ça, explique le ministre.

Le Centre de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT)

Le Centre de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT)

Photo : Radio-Canada / Félix B. Desfossés

Le ministre affirme qu'il partage le diagnostic dressé par les hauts responsables du CISSS-AT surtout en ce qui a trait au manque de personnel soignant.

À la question de savoir s'il faut des solutions propres à la région, le ministre affirme que la réflexion est lancée à savoir quelles sont les meilleures solutions à appliquer dans la région.

C'est ce qu'on est en train de regarder pour voir si justement il n’y aurait pas une spécificité qui pourrait être amenée. Du côté des dirigeants du CISSS-AT, on a parlé de primes, on a parlé d'autres incitatifs au logement, pas simplement des primes financières pour venir s'établir parce qu'on le voit, des primes il y en a au Témiscamingue, mais on a quand même cette problématique. Donc, est-ce que c'est ça qui est la grande solution? Ça peut être un élément de l'équation, mais il faut voir aussi les différentes possibilités pour enrayer le problème, propose Pierre Dufour.

Selon le président du conseil d’administration du CISSS-AT, Claude Morin, il manque 260 infirmières dans le réseau public pour répondre aux besoins du secteur.

Le bureau de la députée d'Abitibi-Ouest, Suzanne Blais, n'a pas donné suite à notre demande d'entrevue.

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