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Violence sexuelle sur les campus : deux étudiantes se disent exclues de la table ronde

Des manifestantes brandissent des pancartes dénonçant des agressions sexuelles.

Des personnes manifestent contre la violence sexuelle, le 12 novembre 2020 à l'Université Mount Allison.

Photo : Radio-Canada / Wildinette Paul

Radio-Canada

Des étudiantes conviées à la table ronde sur la violence sexuelle sur les campus universitaires se sentent mises à l’écart par le gouvernement du Nouveau-Brunswick. Elles affirment que les rencontres se poursuivent en leur absence, et que les progrès sont rares.

Cette table ronde a été créée par le gouvernement provincial après une manifestation à l'Université Mount Allison pour dénoncer l'inaction face à la violence sexuelle sur les campus.

La communauté étudiante est représentée par cinq personnes à ces tables rondes.

De ce nombre, Michelle Roy et Florence Désautels affirment être maintenant écartées de la table ronde, après avoir remis en question la quantité de travail bénévole qu'on leur demandait.

De plus, elles disent avoir l’impression que le gouvernement essayait d’éviter ses responsabilités dans ce dossier délicat.

Ils voulaient que nous autres on donne toutes les recommandations, puis eux autres ne voulaient pas faire d'ouvrage. Eux autres ne voulaient pas faire de recherche eux-mêmes. C’était tout sur nous, les étudiants, déplore Michelle Roy.

On a des recommandations? Bien maintenant, présentez-les aux universités. Comme si c’était notre travail de faire ça!, relate Florence Desautels.

Florence Desautels photographiée à l'extérieur en hiver.

Florence Desautels, le 13 décembre 2020.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Il n’y avait pas vraiment de travail mutuel avec le gouvernement. On sentait que le gouvernement essayait juste d'étouffer le sujet un petit peu, dit aussi Mme Desautels.

Après quelques longues rencontres, les étudiantes ont envoyé un courriel à la ministre Tammy Scott-Wallace, responsable de ce dossier.

Elles voulaient obtenir des clarifications sur ce qui allait être fait de leurs recommandations et obtenir plus de reconnaissance pour leurs nombreuses heures de travail.

En guise de réponse, les étudiantes disent avoir été exclues des rencontres virtuelles de la table ronde, sans savoir ce qu'il adviendra de leurs recommandations.

Pour sa part, la ministre Scott-Wallace a affirmé jeudi que le dossier progressait bien.

D’après le reportage d’Isabelle Arseneau

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