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Le variant sud-africain : un test pour l'efficacité des vaccins

Une fiole du vaccin d'AstraZeneca entre le pouce et l'index d'une travailleuse de la santé qui la montre à la caméra.

Le variant sud-africain laisse entrevoir des failles dans l'efficacité future des vaccins disponibles.

Photo : Reuters / Russell Cheyne

Le scientifique qui a détecté le premier cas du variant britannique au Québec prévient que le variant sud-africain laisse entrevoir des failles dans l'efficacité future des vaccins disponibles.

Pour l'instant, tout indique que la couverture vaccinale est toujours appropriée pour lutter contre la souche sauvage de la COVID-19 et le variant britannique (B.1.1.7), dit Raymond Tellier, médecin microbiologiste infectiologue au centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Cependant, les récentes données au sujet du variant sud-africain (B.1.351), encore marginal au Québec, mettent en lumière une capacité à résister en partie aux vaccins actuels, selon Raymond Tellier.

Une des propriétés notables, voire inquiétantes, de ce variant [...], c'est qu'il confère un peu de résistance à l'immunité conférée par des vaccins, note M. Tellier. Si vous mesurez en laboratoire le titre neutralisant des anticorps produits par le vaccin dans le sérum des personnes qui ont été vaccinées, on voit une différence, précise-t-il.

C'est un avertissement qu'on doit prendre en compte, parce que si on laisse la pandémie se développer sans pouvoir y mettre un frein, il ne serait pas impossible qu'on puisse voir apparaître d'authentiques variants qui échappent aux vaccins.

Une citation de :Dr Raymond Tellier

Les variants brésilien, new-yorkais et californien laissent aussi entrevoir une résistance future aux vaccins actuels.

Jusqu'ici, 107 cas du variant sud-africain sont confirmés par séquençage au Québec, dont 100 en Abitibi-Témiscamingue.

Des amas de protéines illustrent les mutations du virus.

Les variants sont plus contagieux que la forme de COVID-19 qui circule depuis le début de la pandémie au Québec.

Photo : Radio-Canada

Le variant britannique bien présent chez les jeunes

Le variant britannique B.1.1.7, bien implanté au Québec, vient changer notre rapport au virus, constate le chercheur.

S'il est bien connu que ce variant est plus contagieux et plus mortel, M. Tellier note qu'il s'attaque à des populations jusqu'ici moins touchées par des complications liées à la maladie, comme les jeunes.

Deux jeunes filles assises à une table avec des infirmières manipulant des trousses de dépistage de la COVID-19.

Un dépistage en cours dans une école primaire

Photo : Radio-Canada

Non seulement il est plus contagieux, mais il est plus contagieux aussi dans des populations qui jusqu'à présent semblaient ne pas contribuer grandement à la propagation du virus, dont les populations d'âge scolaire.

Selon le chercheur, les écoles doivent être considérées comme un lieu de transmission élevé.

Le Dr Raymond Tellier demande à la population d'être vigilante afin d'éviter la propagation des variants qui seront bientôt responsables de tous les nouveaux cas de COVID-19 dans la province.

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