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Médecin accusé de meurtre au premier degré : la communauté de Hawkesbury ébranlée

L'Hôpital général de Hawkesbury durant l'hiver.

L'Hôpital général de Hawkesbury (archives)

Photo : Radio-Canada / Denis Babin

Radio-Canada

Bien des membres de la communauté de Hawkesbury étaient sous le choc, samedi, après qu’un médecin de leur hôpital général a été accusé de meurtre au premier degré.

J'étais vraiment bouleversé et mis à l'envers, a confié Sébastien Fournier pour décrire sa réaction quand il a appris la nouvelle.

L’homme a été traité en février par le médecin de l’Hôpital général de Hawkesbury et district visé par l’accusation, le Dr Brian Nadler. Il a dit avoir eu une expérience positive, qualifiant le médecin de très professionnel et d’attentif aux détails.

N’empêche, M. Fournier a admis avoir eu du mal à dormir dans la foulée des événements. Ça a été un bouleversement et une inquiétude que j’aurais pu me retrouver à la place des victimes, si c’est vrai, a-t-il ajouté en faisant allusion au fait que l’accusation visant M. Nadler n’a, pour l’heure, pas été prouvée devant un tribunal.

D’autres habitants de Hawkesbury se sont aussi dits ébranlés. Elian Renaud a souligné que tout le monde se connaît dans la petite communauté de l’est ontarien.

On entend souvent des histoires qui arrivent, comme ça, en ville [comme] à Ottawa, à Montréal ou à Toronto, mais jamais dans nos petites communautés. [...] D'entendre une histoire grave comme ça qui se passe dans notre ville, c'est vraiment un choc, a-t-il dit.

Nous, on va tout le temps à cet hôpital-là, on a toujours eu de bons services, mais quand tu apprends une histoire de même, ça fait peur, a affirmé, de son côté, Lyne Lorrain.

Certaines craintes de retourner à l’hôpital

À ce sujet, certaines personnes croisées samedi ont admis qu’il y avait un risque que l’événement sème la crainte, dans la communauté, de fréquenter l’hôpital général.

C'est certain que les gens vont être craintifs [d’y] aller. Ils vont se dire "Est-on en sécurité pour aller recevoir nos soins?", a dit Lucien Berniquez.

La plupart des personnes qui se sont entretenues avec ICI Ottawa-Gatineau ont, malgré tout, indiqué qu’elles allaient continuer de faire confiance au personnel de l’établissement. C’est un parmi tant d'autres, a dit Mme Lorrain au sujet de l’accusé.

M. Fournier, qui a été traité par le Dr Nadler, a en outre mentionné qu’il est retourné à Hôpital général de Hawkesbury vendredi soir pour un rendez-vous avec un autre médecin. Moi, je n’ai aucune inquiétude, a-t-il soutenu.

À ce propos, le porte-parole de la Police provinciale de l’Ontario (PPO), Bill Dickson, invite la population à faire confiance au système pour les protéger.

C’est un incident isolé qui s’est produit et qui fait l’objet d’une enquête. Nous avons un individu qui est détenu et accusé dans cette affaire, a-t-il lancé dans une entrevue accordée en anglais.

Rappelons que la PPO a procédé à l’arrestation du Dr Nadler, jeudi, en lien avec une enquête qui se poursuit sur plusieurs décès suspects.

Le médecin arrêté a ensuite été visé, vendredi, d’un chef d’accusation après comparution, par visioconférence, au palais de justice de L’Orignal.

L’avocat du Dr Nadler a signalé que celui-ci avait l’intention de démontrer son innocence. 

Avec les informations de Rémi Authier, de Denis Babin et d’Olivia Stefanovich, CBC

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