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Arrivée des travailleurs étrangers sous fond de 3e vague au Québec

Un homme penché sur une pousse dans un champ.

Près de 15 000 travailleurs étrangers sont attendus un peu partout dans la province.

Photo : Reuters / Dylan Martinez

Radio-Canada

Contrairement à l’année dernière, le Québec devrait recevoir, dans les prochaines semaines, assez de travailleurs agricoles mexicains et guatémaltèques pour répondre aux besoins des agriculteurs. Reste toutefois à savoir s’ils pourront être vaccinés en priorité comme le réclament les agriculteurs.

Près de 15 000 travailleurs étrangers sont attendus, un peu partout dans la province, pour entamer la saison qui débutera sous peu. Afin de rendre leur arrivée sécuritaire et éviter les éclosions dans les fermes, ils devront toutefois se soumettre à un test de dépistage de la COVID-19 avant leur départ et un autre à leur arrivée. Ils doivent aussi faire une quarantaine de 14 jours sur la ferme.

Après la confirmation d’un 2e test négatif, ils pourront alors mettre l’épaule à la roue.

Je viens ici pour subvenir aux besoins de ma famille, explique un travailleur rencontré à l’aéroport Montréal-Trudeau.

La COVID-19 ne m’inquiète pas, explique un autre homme. Les normes sanitaires sont respectées à la ferme où je m’en vais, ajoute-t-il.

Selon le directeur général de la fondation des entreprises en recrutement de main-d'œuvre agricole étrangère, Fernando Borja, la priorité cette année, c’est la sécurité de tous. On fait très attention, on veut que les employeurs et les travailleurs restent en santé, dit-il.L’intérêt des employeurs, c’est de les avoir au travail, alors ils vont faire tout le nécessaire pour que ça fonctionne.

Chez Delfland, un producteur maraîcher spécialiste en production d'échalote française situé à Napierville en Montérégie, 115 travailleurs étrangers sont attendus cette année. Bien qu’aucune éclosion n'ait eu lieu l’année dernière, le copropriétaire s’inquiète toutefois des risques.

On essaie d’avoir le contrôle. La distanciation, les masques et le lavage de mains se font le plus souvent possibles sur la ferme pour empêcher ces éclosions-là.

Une citation de :Eric Van Winder, propriétaire copropriétaire de Delfland

Le directeur général du Réseau d’aide aux travailleuses et travailleurs migrants agricoles du Québec, Michel Pilon, explique quant à lui que la proximité des travailleurs dans les logements peut en effet favoriser la propagation du virus.

Dans certaines fermes, à cause, malheureusement, du fait qu’ils sont quatre personnes par chambre, l’aspect très contigu entre les travailleurs fait que c’est clair que quelqu’un qui a la COVID-19 la donne à tout le monde, dit-il.

Bien que les agriculteurs réclament que les travailleurs étrangers soient vaccinés en priorité, le ministère de la Santé indique qu’ils devraient recevoir leur vaccin contre la COVID-19 au même moment que le groupe des 60 à 69 ans.

Avec les informations d’Olivier Bachand

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