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Après un hiver avec peu de neige, la sécheresse préoccupe des Manitobains

Sur un champ de canola et sous un ciel gris, se trouvent six grands conteneurs et autour d'eux on constate de la neige éparse.

L'hiver a été particulièrement sec dans le sud-ouest du Manitoba.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’hiver de 2020-2021 a été l’un des plus secs de l’histoire du Manitoba, et les fermiers sont préoccupés par la possibilité d’une sécheresse.

Certains secteurs du sud-ouest du Manitoba ont reçu moins de 20 millimètres de précipitation depuis le 1er novembre, soit 30 % de moins que la normale, selon le météorologue d’Environnement Canada à la retraite, Rob Paola.

L’hiver de 2020-2021 occupe le troisième rang des hivers les plus secs à Winnipeg, avec seulement 25 millimètres de précipitation en décembre, janvier et février, indique Rob Paola.

Nous n’avons presque pas eu de tempêtes de neige pendant tout l’hiver. Maintenant, au début du printemps, la trajectoire des tempêtes nous contourne au sud, et les grands systèmes météorologiques continuent de nous rater, ajoute-t-il.

Le temps très sec fait augmenter le risque d’incendie, note Rob Paola.

Dans la municipalité de Sainte-Anne, au sud-est de Winnipeg, les feux extérieurs sont interdits, sauf dans des foyers désignés, selon le préfet Paul Saindon.

Nous avons mis en place l’interdiction pour éduquer les gens et leur rappeler la situation. Ce peut être très dangereux, affirme M. Saindon. Il avoue que l'interdiction de faire des feux est imposée plus tôt qu'à l'habitude.

L’ancien pompier note qu’il a déjà lutté contre des feux dans des champs verts, une preuve que la couleur de la végétation n’est pas toujours un indicateur d’humidité.

Inquiétudes des fermiers

Pour les producteurs, la faible quantité de neige veut dire que la terre sera moins humide lors des semences.

Le président du regroupement d'agriculteurs Keystone (KAP), Bill Campbell, croit que les rendements des récoltes pourraient souffrir si la province ne reçoit pas de la pluie bientôt.

C’est très préoccupant. Je dirais que notre humidité souterraine est partie. Cette réserve d’humidité ne sera pas là si nous avons [un été sec], poursuit-il.

Les semences sont un immense investissement de la part de producteurs, note-t-il, et il n’y a aucune garantie qu’il y aura suffisamment de pluie pour permettre aux cultures de croître correctement.

Lorsque nous semons, nous ne pouvons pas faire marche arrière. Nous ne pouvons pas dire : "Dieu, j’aimerais qu’on me remette une partie de cet investissement, s’il te plaît. Est-ce que je peux le récolter?"

Les producteurs de bœuf sont aussi inquiets. Si le bétail ne peut pas paître, les fermiers doivent acheter des aliments, et s’il n’y a pas d’aliments les fermiers doivent vendre leur bétail.

Cela pourrait avoir un profond impact sur l’économie de la province, dit Bill Campbell.

Avec 2 ou 3 centimètres de pluie en avril, la situation s’améliorerait grandement, ajoute M. Campbell. Nous serions plus à l'aise si nous pouvions recevoir un pouce de pluie (2,5 cm).

Le premier bulletin de prévision d’inondations au Manitoba affirme que des inondations printanières sont très improbables et que le printemps sera vraisemblablement sec.

Avec les informations de Marjorie Dowhos et de Laïssa Pamou

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