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Une cellule de crise pour empêcher les féminicides en Manicouagan

Une femme victime de violence conjugale

Au Québec, sept femmes ont été assassinées depuis les sept dernières semaines (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

La Maison des femmes de Baie-Comeau et l’organisme Homme aide Manicouagan s’unissent dans un projet de cellule d’intervention rapide pour prévenir les féminicides.

La création de cette cellule de crise prévoit qu’en cas de danger potentiel pour une femme qui subit de la violence conjugale, les deux organismes vont se concerter et établir une stratégie pour s’assurer de sa sécurité ainsi que celle de sa famille.

L'organisme Homme aide Manicouagan devrait alors tenter de contacter l’homme potentiellement compulsif et évaluer le niveau de danger.

Si on se rend compte qu’il y a une situation de risque, on ne va pas que gérer cet individu, mais l’ensemble de la situation pour que ces enfants-là et cette femme-là soient en sécurité, explique le directeur de l’organisme Homme aide Manicouagan, Patrick Desbiens.

Patrick Desbiens en entrevue dans une des deux cuisines de la maison Oxygène.

Patrick Desbiens croit qu'en améliorant la communication entre les intervenants, il est possible d'agir avant qu'il ne soit trop tard (archives).

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy Martin

La rapidité avec laquelle cette cellule de crise va être mise sur pied en situation de danger est un facteur important dans la réussite de sa mission, soit d’empêcher un féminicide.

Tous les intervenants qui vont y participer, incluant la Sûreté du Québec et la DPJ, se seraient engagés à intervenir dans un délai de 24 heures.

On sait que le temps est effectivement compté, que souvent c’est quand une femme va quitter son conjoint. On sait que la rupture amoureuse est un moment où le risque augmente rapidement, donc de là l'importance de se concerter, ajoute M. Desbiens.

Des fonds insuffisants

Le Plan d’action sur la violence conjugale du gouvernement Legault prévoit des investissements de 180 millions de dollars pour les organismes à l'échelle du Québec.

À cette somme s'ajoutent les 22,5 millions de dollars annoncés dans le dernier budget du gouvernement du Québec.

Pour la directrice de la Maison des femmes de Baie-Comeau, Hélène Millier, ce financement n’est pas adéquat.

Elle estime que les montants octroyés par Québec ne répondent qu'à seulement 10 % de ses besoins budgétaires.

L'ombre d'un homme apparaît dans le cadre d'une porte.

La violence conjugale serait en augmentation dramatique depuis le début de la pandémie selon plusieurs organismes du pays (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Mme Miller souhaite des bonifications rapides des subventions de la part de Québec pour permettre de s’assurer du maintien d’un service fiable dans la région.

Quand on veut libérer des gens pour participer à ce qui s'en vient, soit des cellules d'interventions rapides, ça prend du personnel pour faire ça et, présentement, on arrive à peine à offrir les services dans nos maisons d'hébergement.

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault a récemment promis des investissements supplémentaires pour les ressources d'aide en ce sens.

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