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Des maires demandent à la province d’abandonner la fusion des bureaux de santé

Pancarte extérieure de la Santé publique Sudbury et districts

Le gouvernement ontarien avait fait cette proposition avant la pandémie de COVID-19.

Photo : Radio-Canada / Yvon Thériault

Les maires des grandes villes du Nord de l’Ontario demandent au gouvernement provincial d’abandonner son plan de fusion des bureaux de santé publique. Celui-ci avait été proposé avant la pandémie de COVID-19.

Il y a deux ans, la ministre de la Santé, Christine Elliott, avait indiqué l’intention de fusionner 35 bureaux régionaux pour qu’il n’en reste que 10. Le plan a été suspendu lors de la pandémie.

Dans une lettre envoyée au premier ministre Doug Ford, les maires des cinq grandes villes du Nord soulignent que l’importance d’organisations de santé publique solides et correctement financées est beaucoup plus claire présentement.

Datée de mercredi, la lettre est signée par les maires Christian Provenzano de Sault-Sainte-Marie, Al McDonald de North Bay, Brian Bigger du Grand Sudbury, George Pirie de Timmins et Bill Mauro de Thunder Bay, qui forment le groupe Northern Ontario Large Urban Mayors (NOLUM).

Les maires disent craindre qu'une réduction ou une fusion de bureaux de santé publique réduise considérablement les capacités, qui ont été étirées durant la pandémie.

Selon eux, la mesure entraînerait un risque de détérioration importante de leur capacité à desservir efficacement leurs régions en temps normal et encore plus lors d’une autre crise des soins de santé [éventuelle].

Les maires se disent également préoccupés par le changement proposé par la province au modèle de financement, qui obligerait les municipalités à payer davantage pour la santé publique.

Si la province continue de transférer les coûts, cela exercera des pressions supplémentaires sur les impôts commerciaux, industriels et résidentiels que nous avons déjà du mal à maintenir à des niveaux raisonnables, indique la lettre.

Les maires suggèrent que la province assume les coûts de la santé publique et qu’elle réduise le montant imposé aux municipalités.

La députée néo-démocrate de Nickel Belt et porte-parole du domaine de la santé pour son parti, France Gélinas, dit comprendre les inquiétudes des municipalités.

Une gemme porte un veston mauve.

France Gélinas estime que les résidents du Nord ne sont pas en faveur de la fusion des bureaux de santé publique, qui desserviraient ainsi d'immenses territoires.

Photo : Radio-Canada

Elle précise que l’avenir des bureaux de santé publique n’est pas mentionné dans le récent budget provincial, mais elle y constate une diminution de leurs fonds d’exploitation.

Le gouvernement veut aller de l’avant avec les coupures des budgets de la santé publique à la grandeur de la province. De quoi va avoir l’air la restructuration, on ne le sait pas encore, affirme Mme Gélinas.

Dans leur lettre, les maires disent toutefois reconnaître le travail du gouvernement Ford durant la pandémie.

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