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Réforme de la santé : maintien des services et recrutement sur le radar à Campbellton

La façade de l'hôpital.

L'Hôpital régional de Campbellton (archives).

Photo : Radio-Canada / Margaud Castadère

Pascal Raiche-Nogue

Le Restigouche tient à ses soins de santé et au retour du service d'obstétrique. C'est le message qui a été lancé à la ministre Dorothy Shephard, jeudi soir à Campbellton, lors des consultations publiques sur la réforme de la santé.

Lors de la session numérique, qui a eu lieu sur la plateforme Zoom en raison de la pandémie, plusieurs participants ont parlé de l'importance de l'offre de soins près de chez eux.

Il s’agit d’un sujet chaud dans la région. Depuis un an, les services d'obstétrique et de pédiatrie de l'Hôpital régional de Campbellton sont temporairement fermés. Le manque de pédiatres est en cause.

Les femmes du Restigouche doivent se rendre ailleurs, souvent à Bathurst, à une heure de route. Une situation intenable, selon Mathieu Perron. Cet étudiant universitaire de 18 ans a pris la parole, jeudi soir.

On a une population vieillissante, ici. Les jeunes familles ne bougeront pas dans la région si leurs enfants ne peuvent même pas naître dans la région. Faire l'heure, l'heure et demi de route pour aller à Bathurst, c'est problématique, a-t-il dit.

Une enseigne avec le nom de l'Hôpital régional Chaleur.

L'Hôpital régional Chaleur, à Bathurst, est situé à environ une heure de route de celui de Campbellton.

Photo : Radio-Canada / François Vigneault

Des soins de base dans tous les hôpitaux, réclament des élus

Les élus de la région sont du même avis. Ils veulent aussi que la ministre protège tous les autres services de l’Hôpital régional de Campbellton. C’est le cas du maire de Balmoral et président du Forum des maires du Restigouche, Charles Bernard.

Il veut que les soins et les services de base soient assurés dans tous les hôpitaux régionaux de la province, dont celui de Campbellton.

Si ce sont des hôpitaux régionaux, il devrait y avoir un minimum de services sur lesquels on peut se fier comme population et sur lesquels ont peut bâtir. Sans ça, ce qui se passe, c’est qu’il y a un érosion des services dans la région, a-t-il dit.

Le maire de Balmoral, au Nouveau-Brunswick, Charles Bernard.

Le maire de Balmoral, Charles Bernard (archives).

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Recrutement de médecins

Charles Bernard a noté que lorsque le Réseau de santé Vitalité supprime des services, cela fait boule de neige. La présence de médecins spécialistes attire d’autres spécialistes, a-t-il noté.

La question du recrutement est d’ailleurs revenue sur le tapis à plusieurs reprises, jeudi soir, lors des consultations publiques.

Des participants ont proposé des mesures concrètes, comme des bourses et des incitatifs financiers pour les étudiants et les diplômés.

D'autres personnes se sont aussi plaintes de la centralisation de la prise de décisions au Réseau de santé Vitalité.

Elles veulent plus de pouvoirs localement près de chez elles, entre autres pour la gestion des ressources humaines et du recrutement.

La caravane numérique de la ministre de la Santé, Dorothy Shephard, poursuit sa route jusqu'à la fin avril. Elle s'arrêtera à Moncton mardi prochain.

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