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Le manque de sommeil pourrait perdurer après la pandémie

La proportion de Canadiens qui dorment mal a doublé avec la pandémie, disent les chercheurs.

Une femme endormie seule dans un lit.

La pandémie de COVID-19 pourrait influer sur votre sommeil.

Photo : iStock

Après un an à vivre au rythme de la COVID-19, les effets sur la santé mentale, et plus particulièrement sur la qualité du sommeil, pèsent lourd sur de nombreux Canadiens. Certains chercheurs craignent que les habitudes de vie adoptées pendant la pandémie ne persistent au-delà de celle-ci.

Depuis un an, Chantal Geoffrion dort rarement plus de quatre heures par nuit. J’ai essayé de me coucher plus tôt, une fois même vers 22 h, ce qui est tôt pour moi, mais il n’y avait pas moyen de m’endormir.

La pandémie a amené son lot de défis à la musicienne de Sherwood Park, en particulier après le diagnostic de cancer du sein qu’elle a reçu en mai 2020. Les traitements ont été efficaces, mais elle ne veut pas risquer sa santé en sortant de chez elle pour rien.

Comme pour des millions de Canadiens, le sommeil de Chantal Geoffrion est perturbé par l’accumulation du temps d’écran et les longues heures de travail à la maison. La fatigue est souvent quotidienne, mais les vrais effets se font souvent sentir à long terme.

 Quand la fin de semaine arrive et que tu peux relaxer, c’est là que ça t’assomme, explique-t-elle. Des fois, tu essaies de dire ou de te rappeler de certaines choses et tu ne t’en rappelles pas. Là, je sais que c’est à cause d’un manque de sommeil.

Un brouillard persistant

Il peut être facile de minimiser l’importance du sommeil, mais les effets à long terme peuvent être graves, rappelle la professeure au département de réadaptation de l’Université de l’Alberta Cary Brown.

Quand les gens dorment moins de six heures par jour, cela augmente le risque de maladie cardiovasculaire, de diabète, d'obésité ou de dépression.

La situation est d’autant plus préoccupante que le nombre de Canadiens qui disent ne pas dormir suffisamment a presque doublé en un an.

Cette proportion pourrait demeurer élevée, même après la fin de la pandémie, croit Cary Brown. C’était un problème avant la COVID et, maintenant, on a cette couche supplémentaire qu’on développe avec ces nouvelles habitudes de vie qui ne sont pas très bonnes pour nous.

Ce qui est encore plus important, selon Cary Brown, c'est que le manque de sommeil mène souvent à des problèmes de santé qui, eux-mêmes, empêchent de bien dormir.

Elle pense également qu’il faut repenser notre rapport à la technologie, notamment l’utilisation constante des téléphones et d'autres écrans, pour empêcher que celle-ci ne mène à une crise permanente de manque de sommeil.

Cela mène à plus d’accidents de voiture. Les gens apprennent moins efficacement. Ils sont plus impulsifs. Il y a plus de problèmes de dépression et d’anxiété, ajoute-t-elle.

Une femme bâille en étant assise à son bureau.

Les effets du manque de sommeil sont à la fois physiques et psychologiques.

Photo : iStock

Il existe plusieurs trucs pour améliorer la qualité de son sommeil. Il faut, par exemple, se coucher et se lever aux mêmes heures le plus souvent possible, s'exposer à la lumière du soleil et se créer une routine avant d'aller se coucher.

Je pense qu’on n’est pas sortis du bois, renchérit Chantal Geoffrion, qui attend impatiemment la fin de la pandémie. Quand tout ça va être fini, ça va certainement être un peu moins stressant. Alors ça va sûrement aider pour le sommeil!

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