•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’Ontario n’atteint pas ses cibles de dépistage dans les écoles

Des enfants dans un gymnase transformé en clinique de dépistage de la COVID-19.

Le dépistage ciblé est organisé conjointement par les conseils scolaires et les unités régionales de santé publique.

Photo : Radio-Canada

6639 tests ont été effectués auprès des élèves et membres du personnel asymptomatiques des écoles de la province au cours des 7 derniers jours. L'Ontario s'était pourtant fixé des cibles de dépistage plus élevées pour le milieu scolaire.

Le ministre de l’Éducation Stephen Lecce avait annoncé au mois de février, alors que les élèves retournaient en classe, que les tests volontaires seraient offerts à 5 % des élèves et membres du personnel chaque semaine.

Selon des données publiées de manière hebdomadaire par le ministère de l’Éducation, seulement 6639 tests de dépistages ciblés ont été menés auprès des élèves et du personnel des écoles de l’Ontario au cours des 7 derniers jours. Les tests ont permis d’identifier 24 cas confirmés ou probables d’infection.

Environ 2 millions d’enfants sont inscrits dans les écoles primaires et secondaires de la province.

Plusieurs conseils scolaires n’ont pas enregistré de nouveaux résultats au cours des 7 derniers jours. C’est le cas entre autres du Conseil scolaire catholique du Grand Sudbury et du Conseil scolaire catholique de la région de Waterloo.

Dès la mise en place des tests de dépistage, de nombreux experts et les syndicats d’enseignants jugeaient que la cible de 5 % établie par le ministère était déjà insuffisante.

Le docteur Hugues Loemba, virologue à l’Université d’Ottawa, affirme que la province devrait trouver les moyens d'augmenter le nombre de tests de dépistage dans les écoles en utilisant, par exemple, les tests de dépistage rapides.

« On doit cibler ces régions qui ont une grande transmission communautaire et y faire les tests de dépistage rapides de manière efficace. »

— Une citation de  Docteur Hugues Loemba, virologue

Pas de services en français

Pour certains conseils scolaires, c’est l’absence de services en français qui a ralenti la mise en place des dépistages aléatoires.

Le Conseil scolaire public du Nord-Est (CSPNE) par exemple a mis fin à sa relation avec un fournisseur de services initialement sélectionné pour mettre en place les dépistages parce qu'il n’offrait pas de services en français.

Depuis, un nouveau fournisseur de services a été sélectionné et les procédures qui seront mises en place sont développées.

Le directeur général de l’association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques, Yves Lévesque, affirme qu’il est essentiel de conserver un service en français à tous les niveaux.

Il reconnaît que le départ a été difficile mais souligne que de plus en plus d’écoles parviennent à accéder à un personnel bilingue ou francophone et espère que la cadence pourrait s'accélérer au cours des prochaines semaines.

Les enseignants inquiets

La présidente de l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO) Anne Vinet-Roy affirme que les mesures actuellement en place ne suffisent pas à rassurer les membres de son organisation ou à rendre les écoles sécuritaires.

« Les cas ont tout de même augmenté, quelque chose ne fonctionne pas quelque part. »

— Une citation de  Anne Vinet-Roy, présidente de l'AEFO

Elle affirme que les mesures prises par le gouvernement, comme la fermeture d’écoles lorsque des éclosions surviennent, sont des réactions à la transmission du virus et pas des moyens de la prévenir.

Dans une déclaration écrite envoyée vendredi en après-midi, une porte-parole du le ministère de l’Éducation affirme continuer de suivre les conseils des experts en santé et de mettre en place des mesures strictes pour protéger les écoles et la province.

Le ministère indique que le médecin hygiéniste en chef de la province a affirmé que les écoles sont sécuritaires pour les élèves et le personnel et que 99% d’entre elles restent ouvertes.

Le ministère affirme que 60 000 tests de dépistage ont été effectués auprès de jeunes de moins de 18 ans en Ontario durant la semaine du 7 mars.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !