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Chronique

Des francophiles qui me font rêver

Une page d'un dictionnaire français ouvert sur le mot Franc, Franque, Français.

Le français serait plus présent en Alberta qu'on ne le soupçonne.

Photo : iStock

Le Mois de la Francophonie 2021 s’achève et c’est vers les francophiles que je tourne mes pensées, car ils me font rêver.

J’ai rencontré des francophiles qui me portent à penser que dans l’Alberta anglophone, le français suscite plus d’intérêt que je ne le soupçonne.

Je ne compte pas les occasions où des inconnus se sont tournés vers moi, parce qu’ils m’avaient entendu parler français.

Au magasin, à l’arrêt d’autobus, à l’église, j’ai souvent sursauté aux Bonjour ou Comment ça va? qui m'étaient adressés, contre toute attente.

D’ordinaire, un court dialogue s’engage et mes interlocuteurs me font part de leur amour de cette langue française perdue, par manque de pratique.

J’aime beaucoup cette langue. C’est une belle langue, me disait l’autre jour, à ma grande surprise, un Edmontonien que je connais depuis des années comme quelqu’un qui parle seulement anglais.

Pendant longtemps, les francophones se sont battus pour le français, considéré surtout comme le patrimoine d’une communauté qui s’identifie par cette langue. Ils le font encore aujourd’hui.

Mais les petites surprises dans mes rencontres me convainquent qu'il est possible de faire du français une ressource partagée avec les anglophones.

Une bannière où se lit «Vivre en français en Alberta», à droite, avec l'ancienne députée Annie McKitrick qui écoute un interlocuteur, vu de dos, avec des roses blanches au bas de l'image.

L'ancienne députée de Sherwood Park, Annie McKitrick, oeuvre activement à la promotion du français en Alberta.

Photo : Radio-Canada / Sébastien Tanguay

Cette expérience me fait rêver : la curiosité pour le français autour de nous pourrait devenir une brèche pour son rayonnement dans des endroits, comme l’Alberta, où l’anglais domine.

Des outils comme la loi fédérale sur les langues officielles et le développement des réseaux d’éducation francophones pourraient donner un coup de pouce.

Mais il faudra aussi surtout que les francophones saisissent les occasions fortuites, formelles ou informelles qui leur sont données.

Et à mon avis, ils sont probablement nombreux ces francophiles qui n'attendent que notre perche pour apprendre ou réapprendre cette langue qu’ils affirment aimer avec fierté.

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