•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les variants augmentent le risque de mortalité de 60 %, selon une étude ontarienne

Une main gantée manipule des contenants.

Les variants sont plus contagieux et augmentent de 60 % le risque d'hospitalisation et de mortalité, selon une étude ontarienne.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

On savait que les variants étaient plus contagieux, un rapport d'experts ontariens indique maintenant que ces mutations du coronavirus accroissent le risque d'hospitalisation et de décès de 60 % chez les personnes infectées.

C'est ce qu'indiquent des sources de CBC au sujet de l'étude qui doit être dévoilée au début de la semaine prochaine.

Il s'agit d'un rapport préparé pour le gouvernement Ford par les experts du Groupe pour le consensus en matière de modélisation et de conseils scientifiques.

Leur analyse est fondée sur les hospitalisations et les décès liés à la COVID-19 en Ontario de décembre à mars.

Leurs constats sur les variants :

  • Augmentation de 60 % du risque d'hospitalisation
  • Hausse de 100 % du risque d'être admis aux soins intensifs
  • Augmentation de 60 % du risque de mortalité

L'étude ne fait pas de distinction entre les différents types de variant, mais le B.1.1.7 (variant britannique) est le plus répandu présentement en Ontario.

Selon les chercheurs, les constats observés dans la province reflètent ce qui est arrivé en Grande-Bretagne et au Danemark, qui ont été durement touchés par le variant B.1.1.7.

Des amas de protéines illustrent les mutations du virus.

Le variant britannique est le type de variant le plus répandu actuellement en Ontario.

Photo : Radio-Canada

La Dre Kali Barrett, urgentologue et chercheuse au Réseau de santé universitaire de Toronto (UHN), souligne que les variants accroissent le risque de problèmes de santé chez les personnes infectées, peu importe leur âge ou si le patient souffrait d'un problème médical préalable, selon les données internationales. (Elle n'a pas participé à la récente étude ontarienne.)

Les variants sont sans équivoque plus contagieux, ce qui accroît votre risque d'être infecté si vous êtes exposé au virus. Vous avez aussi plus de risque d'être hospitalisé et possiblement d'en mourir.

Une citation de :Dre Kali Barrett, urgentologue et chercheuse au UHN

Le Dr Michael Gardam, chef de l'exploitation pour Santé Île-du-Prince-Édouard, se réjouit toutefois de voir que les vaccins contre la COVID-19 sont efficaces actuellement contre le variant britannique, notamment. Ça montre que c'est une course contre la montre, dit-il en entrevue à CBC. Plus on a de doses et plus le nombre de personnes vaccinées est grand, plus on a de chance d'éviter le pire.

Plus de la moitié des cas en Ontario

De quelques cas confirmés en janvier, les variants forment maintenant plus de la moitié des cas de COVID-19 en Ontario, selon les experts du Groupe pour le consensus en matière de modélisation et de conseils scientifiques, qui réclament des restrictions supplémentaires pour limiter leur propagation.

Plus de 18 000 cas probables et confirmés des trois principaux variants (britannique, sud-africain et brésilien) et d'autres mutations ont été recensés jusqu'à maintenant en Ontario, selon les données provinciales.

Plusieurs cliniciens s'inquiètent du fait que les patients hospitalisés actuellement en Ontario sont plus gravement malades, tout en étant plus jeunes qu'au début de la pandémie.

Le virus ne frappe pas seulement les plus âgés, note la Dre Barrett. Nombre de patients sont dans la fleur de l'âge. Il faut demeurer prudents jusqu'à ce que tout le monde ait été vacciné.

Le taux de mortalité lié au coronavirus demeure faible, ajoutent les experts, sans pouvoir le chiffrer précisément à cause de l'évolution de la pandémie. Au Canada, il est d'environ 2,4 % actuellement.

Le Dr Andrew Morris, spécialiste des maladies infectieuses au réseau Sinai Health de Toronto, s'inquiète de l'assouplissement des restrictions dans plusieurs régions en Ontario, entre autres pour ce qui est du nombre de clients admis dans les salles à manger des restaurants. Il incite plutôt la population à manger en terrasse.

C'est difficile pour les gens de continuer à être enfermés à la maison. Peut-être que la meilleure chose à faire est d'inciter le public à passer le plus de temps possible à l'extérieur [où le risque de transmission est plus faible].

Une citation de :Dr Andrew Morris, professeur de médecine à l'Université de Toronto

Il presse le public de respecter les consignes de la santé publique. La pandémie n'est pas terminée, loin de là, dit-il. Le niveau de risque est même un peu plus élevé en ce moment qu'il ne l'était ne serait-ce qu'il y a trois mois.

Selon des renseignements fournis par Lauren Pelley de CBC

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !