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COVID-19 : l'Outaouais est en état « de grande alerte »

Une affiche indiquant l'entrée d'un centre de dépistage.

L'entrée d'un centre de dépistage de Gatineau.

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

Radio-Canada

Le retour en zone rouge n’est pas encore certain, mais les différents indicateurs continuent d’inquiéter le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l’Outaouais.

On est dans une situation de grande alerte, a lancé la présidente-directrice générale adjointe, France Dumont, lors d’une mise à jour de la hausse des cas de COVID-19 dans la région, à la séance du conseil d'administration du CISSS de l'Outaouais, jeudi soir.

Le taux de positivité a augmenté de 2 points de pourcentage dans la dernière semaine, passant de 3,7 % à 5,7 %.

Jeudi, 55 nouveaux cas ont été dénombrés en Outaouais.

Contrairement à la première vague, l’achalandage est accru dans les urgences. C’est le symptôme que la pandémie s’est accélérée, soutient Mme Dumont.

De nouvelles plages de rendez-vous

La région est également confrontée à d’importants délais pour se faire dépister ou pour recevoir ses résultats.

Le CISSS de l'Outaouais assure avoir pris des mesures pour ramener la situation à la normale.

Près de 200 employés supplémentaires ont été appelés pour ajouter des disponibilités de dépistage, rehausser ses enquêtes épidémiologiques et augmenter la capacité d'analyse en laboratoire.

Dans les derniers jours, les autorités de santé régionales ont dû ajouter plus de 350 rendez-vous de dépistage, afin de répondre à la demande et d’espérer diminuer les délais.

France Dumont sur Zoom

France Dumont, présidente-directrice générale adjointe du CISSS de l'Outaouais

Photo : Radio-Canada

La demande de dépistage a monté en flèche, constate Mme Dumont. Et si on voit que ça continue à augmenter, on va ajouter d’autres places quelque part, dit-elle, expliquant que la situation actuelle oblige le CISSS de l’Outaouais à rationaliser ses ressources.

Des rendez-vous seront offerts dès 6 heures le matin jusqu'à tard le soir afin de diminuer les délais de dépistage, qui peuvent dépasser les trois jours en ce moment.

On ne peut pas ne pas dépister.

Une citation de :France Dumont, présidente-directrice générale adjointe du CISSS de l'Outaouais

Forte pression sur les équipes

La présidente-directrice générale adjointe du CISSS de l'Outaouais, France Dumont, l’admet: la situation met une pression énorme sur ses équipes.

Chaque fois qu’on en ajoute, on doit demander à nos gens de faire du temps supplémentaire, aller chercher des gens... Mais des gens à la retraite, on n’en a plus! C’est fragile, les ressources humaines, et elles sont sous grande tension, dit-elle.

Pas question pour autant de parler de délestage, même si Mme Dumont admet que le CISSS de l’Outaouais n’est actuellement pas en position d’augmenter ses activités. Les efforts sont dirigés contre la pandémie.

Il faut être à l’affût, lance la présidente-directrice générale adjointe, qui refuse de parler d’un retour en zone rouge pour l’Outaouais.

La décision, dit-elle, dépendra de la santé publique provinciale.

Avec les informations de Laurie Trudel

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