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Le CHU Dumont de Moncton engorgé et à court d’infirmières

Une enseigne pointant l'entrée de l'urgence et le bâtiment de l'hôpital.

Le Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, à Moncton, est plein à craquer (archives).

Photo : Radio-Canada / Guy Leblanc

Le Centre hospitalier universitaire universitaire Dr-Georges-L.-Dumont est plein à craquer ces jours-ci. Faute de place, certains patients se retrouvent sur des civières, tandis que d'autres doivent patienter dans le stationnement à bord d’ambulances.

Mercredi, le Réseau de santé Vitalité a demandé aux gens de la région de se rendre au service d’urgence uniquement si leur état de santé nécessite des soins critiques afin de réduire l’achalandage.

Le problème, ce n’est pas qu’il y a plus de patients qu’à l’habitude qui se présentent à l’urgence. Ce sont plutôt les autres services qui débordent, explique le directeur médical régional, le Dr Martin Robichaud.

Il n'y a plus d'espace sur les étages pour placer des patients. Donc des patients qui se présentent à l'urgence et qui ont besoin d'être admis à l'étage, il n'y a plus d'espace physique pour les installer à l'étage dans un lit de soins, dit-il en entrevue.

Plusieurs patients qui seraient normalement hospitalisés dans une chambre sont donc sur des civières à l’urgence.

Cela empiète sur l’espace habituellement réservé au service d’urgence, qui ne peut donc pas tourner à plein régime.

L’engorgement donne aussi du fil à retordre aux ambulanciers, qui doivent souvent patienter dans le stationnement – avec un patient à bord de leur véhicule – en attendant qu’une place se libère.

Dimanche dernier, Ambulance NB a répertorié des retards au déchargement totalisant 26,6 heures au CHU Dumont. Lundi, la situation a empiré dramatiquement pour atteindre près de 40 heures.

Les retards ont été beaucoup moins importants au cours des jours suivants, selon des données d’Ambulance NB obtenues par Radio-Canada.

L’annulation de chirurgies envisagée

Martin Robichaud en entrevue par webcam.

Dr Martin Robichaud, directeur médical régional au Réseau de santé Vitalité, le 25 mars 2021.

Photo : Radio-Canada

Le Dr Martin Robichaud affirme qu’il ne s’agit pas de nouvelles problématiques, et que lui et ses collègues font des pieds et des mains pour tenter de désengorger le CHU Dumont.

On tente par tous les moyens de trouver des espaces physiques pour les patients qui sont admis à l’urgence. On essaie de pousser les congés sur les étages de soins pour libérer des espaces, dit-il.

Il rapporte que la possibilité d’annuler des chirurgies a même été évoquée afin de libérer des places pour les patients qui sont présentement sur des civières à l’urgence.

Toutes ces choses-là sont sur la table au niveau des options possibles pour tenter de régler cette situation-là.

La pénurie d’infirmières pointée du doigt

Radio-Canada a pu s’entretenir à micro fermé, jeudi, avec plusieurs personnes qui travaillent au CHU Dumont. Elles n’ont pas voulu témoigner publiquement parce qu’elles craignent des représailles de la part de Vitalité.

Selon ces sources, la situation est chaotique. Elles rapportent que les membres du personnel sont débordés et qu’ils sont découragés.

Les personnes à qui nous avons parlé s’entendent pour dire que l’engorgement s’explique en très grande partie par la pénurie d’infirmières au CHU Dumont.

Il s’agit d’un problème majeur qui dure depuis des années et qui a des conséquences un peu partout dans l’établissement, selon elles.

Nous avons aussi appris que l’Unité de formation médicale – alias l’unité 3c, où sont formés les étudiants en médecine – est fermée depuis mercredi en raison du manque d’infirmières.

Cette unité de médecine interne compte 15 lits. Les patients et les lits ont été déplacés dans d’autres unités de l’hôpital, une information que confirme le porte-parole de Vitalité.

Ils ont rajouté un lit ou deux par unité de soins pour que le nombre total de lits accessibles demeure le même, affirme le Dr Martin Robichaud.

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