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Même des régions rurales voient de la surévaluation immobilière, signale la SCHL

Des immeubles à logements de deux étages.

Des immeubles à Saint-Calixte, au nord de Montréal. La SCHL note que l'immobilier au pays a connu des hausses de prix et de la surévaluation au premier trimestre, y compris hors des grands centres urbains.

Photo : Radio-Canada

La Presse canadienne

Les hausses significatives de prix et la surévaluation sur les marchés immobiliers de Toronto, Ottawa, Hamilton, Halifax et Moncton ont fait grimper leur niveau de vulnérabilité à « élevé », pendant que les marchés ruraux réchauffent les perspectives nationales, a indiqué jeudi l'agence fédérale du logement.

Selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), ces régions de l'Ontario et de l'Atlantique affichent la vulnérabilité la plus importante quant à l'instabilité, tandis que le marché national doit composer avec un degré modéré de vulnérabilité pour un deuxième trimestre consécutif.

Le premier trimestre de l'année a montré des signes de surchauffe dans tout le pays, mais une grande partie de cette pression est exercée par des villes très vulnérables et des zones rurales, comme certains secteurs de propriétés récréatives en Ontario et les régions de Niagara, de Bancroft et de North Bay, a souligné l'économiste en chef de la SCHL, Bob Dugan.

Ces régions rurales ne reçoivent pas de cotes de vulnérabilité de la SCHL parce que leur taille rend l'évaluation des tendances difficile, mais elles contribuent à l'analyse nationale, et l'activité s'y est récemment accentuée.

Ces centres ne sont généralement pas sur notre radar lorsque nous pensons aux hausses des prix et aux déséquilibres du logement, a affirmé M. Dugan lors d'un point de presse.

Nous devons garder à l'esprit qu'une grande partie de la pression récente s'est produite dans certaines de ces petites communautés et qu'elle ne se reflète donc pas pleinement dans notre évaluation d'aujourd'hui.

Cette évaluation se penche, à chaque trimestre, sur des cotes de vulnérabilité faibles, modérées ou élevées dans les grandes villes, en fonction de quatre facteurs : la surchauffe, l'accélération des prix, la surévaluation et les stocks excédentaires.

Si ces facteurs se déséquilibrent ou si les risques augmentent dans plusieurs facteurs à la fois, l'agence postule que les marchés pourraient être plus vulnérables aux problèmes et que les gens pourraient commencer à éprouver des difficultés avec leurs prêts hypothécaires.

Pas de pénurie d'acheteurs

Les autorités réglementaires et les organismes du logement ont surveillé de près le marché immobilier tout au long de la pandémie de COVID-19, car plusieurs grandes villes ont constaté un manque de stocks, mais pas de pénurie d'acheteurs, pendant la crise sanitaire.

Ces conditions ont fait grimper les prix dans des villes comme Toronto et Vancouver, mais aussi dans les régions plus rurales, où les gens affluent maintenant parce qu'ils peuvent travailler à distance et souvent payer moins cher pour avoir une maison plus grande.

Certaines de ces tendances sont apparues à Toronto et à Halifax, où la SCHL est passée d'un degré de vulnérabilité modéré à élevé au cours du dernier trimestre, à mesure que les prix des logements en Ontario augmentaient et que la Nouvelle-Écosse jonglait avec de la surévaluation.

Les marchés de Hamilton et de Moncton affichaient un degré élevé de vulnérabilité au cours du trimestre précédent et ont conservé cette cote, car aucun des deux marchés ne s'est refroidi.

La vulnérabilité de Hamilton était alimentée par la faiblesse des taux hypothécaires, ce qui encourageait davantage de premiers acheteurs à entrer sur le marché et convainquait les propriétaires existants de vendre leur logement pour mettre la main sur des propriétés plus chères. Le marché a également vu des gens des régions voisines affluer dans le secteur pour acquérir des maisons plus spacieuses.

Records de ventes à Montréal

Pendant ce temps, Vancouver, Victoria et Montréal ont maintenu leurs cotes modérées, même si les marchés ont vu un grand nombre de maisons changer de mains.

À Montréal, le degré de vulnérabilité du marché est demeuré modéré, a ajouté l'agence, mais la cadence des ventes a atteint de nouveaux records. Il en est résulté une forte hausse des prix, de sorte que l'émergence de déséquilibres liés à la surévaluation devra être surveillée de près.

La SCHL affirme que la vulnérabilité du marché du logement de Vancouver est elle aussi restée modérée, alors même que le rythme des ventes est revenu à des niveaux jamais vus depuis 2017, ce qui a entraîné des augmentations de prix importantes.

Saskatoon, Winnipeg, Regina et Saint-Jean de Terre-Neuve ont conservé leurs faibles degrés de vulnérabilité du trimestre précédent, mais Calgary et Edmonton sont passées d'un degré de vulnérabilité faible à modéré.

Calgary a signalé des niveaux élevés de stocks excédentaires de logements, tandis qu'Edmonton est aux prises avec de la surévaluation.

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