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Québec injecte des millions dans la formation et la requalification

Le ministre des Finances, Eric Girard.

Le ministre des Finances, Eric Girard

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

La Presse canadienne

Relance économique oblige, Québec injecte plusieurs millions dans la requalification de la main-d'œuvre et l'intégration des immigrants au marché du travail, mais en ciblant des secteurs particuliers plutôt que d'y aller tous azimuts.

Ainsi, une somme de 157,5 millions de dollars est prévue dans le budget Girard pour soutenir la formation et la requalification de la main-d'œuvre et 246,1 millions pour mieux intégrer les immigrants au marché du travail d'ici 2025-2026.

Parmi les secteurs choyés par le budget Girard, on compte les technologies de l'information et les services de garde.

Technologies de l'information

Entre autres, Québec espère former 2500 travailleurs supplémentaires en technologies de l'information grâce à un programme appelé PRATIC. Pendant la formation, les participants pourront toucher 650 $ par semaine.

Puisque la pandémie a généralisé le télétravail et modifié les façons de procéder dans bien des entreprises, Québec veut former davantage d'agents de soutien aux utilisateurs, d'administrateurs de bases de données et d'analystes en informatique.

Le budget Girard prévoit une somme de 53,1 millions de dollars pour mieux répondre aux besoins de main-d'œuvre en technologies de l'information. De cette somme, l'essentiel, soit 41,6 millions, sera dépensé en 2022-2023.

Québec souligne qu'avant même la pandémie, on estimait que 6500 postes étaient à pourvoir en technologies de l'information. On croit maintenant que 10 000 travailleurs par année seront requis dans ce domaine, au cours des cinq prochaines années.

Services de garde

Dans le domaine des services de garde, Québec veut former rapidement 2250 travailleuses qualifiées, puisqu'il y a rareté de main-d'œuvre dans ce domaine aussi.

Il prévoit donc 33,6 millions de dollars en deux ans, soit 2021-2022 et 2022-2023, pour former davantage d'éducatrices à la petite enfance et pour accroître la main-d'œuvre qualifiée dans les services de garde.

Québec prévoit également instaurer des bourses de 2300 $ pour 5000 étudiants qui réussiront leurs premier et deuxième stages en techniques d'éducation à l'enfance.

Aussi, il prévoit favoriser l'acquisition d'une formation universitaire pour 2190 cadres dans ce milieu, afin qu'ils adoptent de meilleures pratiques de gestion pour retenir les éducatrices dans les services de garde.

De même, Québec veut instaurer un service de qualification interne centralisé dans l'objectif de voir l'ensemble des éducatrices qualifiées ou en voie de l'être, soit 30 000 travailleuses.

D'autres mesures liées à la requalification des chômeurs de la pandémie ou simplement à la requalification de la main-d'oeuvre sont prévues : 45,8 millions de dollars pour accroître la participation au marché du travail par la diplomation d'ici 2025-2026, dont la moitié en 2022-2023; ainsi que 21 millions d'ici 2023-2024 pour favoriser l'accès à la formation continue et 4 millions pour bonifier et promouvoir la mesure de formation de la main-d'oeuvre pour les organismes communautaires.

Intégration des immigrants

En matière d'intégration des immigrants au marché du travail, Québec injecte 246 millions de dollars.

De cette somme, 130 millions, dépensés durant les exercices 2021-2022 et 2022-2023, doivent servir à mieux reconnaître les compétences des personnes immigrantes. Entre autres, Québec souhaite mieux définir les domaines d'emploi et les professions qui doivent être comblés en priorité.

Il souhaite aussi exempter de droits de scolarité les professionnels formés à l'étranger qui doivent suivre une formation d'appoint pour répondre aux exigences des ordres professionnels d'ici.

Une autre partie de la somme globale, soit 57 millions de dollars, doit permettre de favoriser l'immigration en région en fonction des besoins du marché du travail.

Une autre partie, soit 50 millions, doit servir à bonifier l'apprentissage du français, durant les exercices 2021-2022 et 2022-2023.

Le reste de la somme, soit 9 millions de dollars, sera consacré à l'attraction et à la rétention des étudiants étrangers.

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