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Procès de Denis Picard : les délibérations débuteront lundi

Palais de justice de Rivière-du-Loup.

Le procès de Denis Picard s'est poursuivi jeudi au Palais de justice de Rivière-du-Loup.

Photo : Radio-Canada / Patrick Bergeron

Les deux avocats ont livré leurs plaidoiries jeudi, une dernière étape dans le procès de Denis Picard à Rivière-du-Loup.

Dans sa plaidoirie, l’avocate de la couronne, Manon Gaudreault, a remis en doute les remords qu'affirme avoir éprouvés Denis Picard le 5 juin 2017. Elle se demande si l’accusé aurait demandé à sa conjointe de l'époque de contacter la police si elle ne l'avait pas confronté.

Selon Manon Gaudreault, une personne avec des remords aurait cherché à contacter les services d’urgences plutôt que d’aller travailler dans son jardin en arrivant à la maison après le présumé crime, comme l'a fait Denis Picard.

Elle ne croit pas non plus que les éléments recueillis sur la scène de crime puissent laisser penser à une relation sexuelle consensuelle entre Denis Picard et la victime, Colette Émond.

Colette Émond, 75 ans, a été retrouvée sans vie dans une résidence de La Pocatière

Colette Émond, 75 ans, a été retrouvée sans vie dans une résidence de La Pocatière

Photo : Gracieuseté de la famille de Colette Émond

De son côté, l’avocat de Denis Picard, Félix-Antoine Doyon, a répété aux jurés à de nombreuses reprises que son client ne pouvait pas être reconnu coupable de meurtre prémédité s’il demeurait le moindre doute dans leur esprit.

Il a admis que son client a commis un geste illégal, soit de frapper la victime à cinq reprises avec un objet contondant.

Il ne croit toutefois pas que les preuves présentées lors du procès permettent de conclure à une agression sexuelle hors de tout doute raisonnable.

Il a aussi remis en question l’impartialité du témoin expert de la poursuite. Selon l'avocat de la défense, la biologiste judiciaire Jacinthe Prevost manquait d’objectivité lors de son témoignage.

Après ces plaidoiries, la juge Manon Lavoie a confirmé qu’elle présenterait ses directives au jury lundi matin. Elle évalue avoir besoin de trois ou quatre heures pour le faire.

Par la suite, 12 des 14 membres du jury seront isolés pour mener leurs délibérations.

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