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Commerce en ligne : Québec se mettra au diapason des mesures fédérales

Une femme fait un achat en ligne.

La popularité du commerce en ligne a crû de façon considérable depuis le début de la pandémie.

Photo : iStock

La Presse canadienne

La popularité du commerce en ligne est montée en flèche depuis un an et le gouvernement Legault souhaite que la taxe de vente du Québec (TVQ) soit prélevée sur des biens corporels commandés depuis l'étranger et qui transitent en territoire canadien par des entrepôts d'entreprises comme Amazon.

Dans son budget déposé jeudi, le ministre des Finances, Eric Girard, a indiqué que Québec harmonisera, pour le 1er juillet, son régime avec des annonces fédérales effectuées l'automne dernier à cet effet ainsi qu'à l'égard des plateformes de location de logements en ligne comme Airbnb.

Sur cinq ans, ces mesures devraient permettre à l'État québécois d'obtenir 810,5 millions de dollars, dont environ 98 millions de dollars au cours de l'exercice 2021-2022.

La TVQ doit être perçue sur les biens incorporels, par exemple des services numériques offerts par les géants du web, depuis 2019, une mesure qui a permis à Revenu Québec de récolter plus de 215 millions de dollars en date du 31 décembre dernier.

Les résultats des efforts déployés à l'égard de la perception de la taxe relativement aux biens corporels en provenance de l'étranger sont plus mitigés, peut-on lire dans les documents du budget Girard.

Un projet pilote avait été mis en avant avec l'Agence des services frontaliers du Canada au centre de tri de Postes Canada situé à Montréal, mais il n'avait pas donné les résultats attendus lorsqu'il a pris fin en octobre 2019.

Puisque le modèle d'affaires des géants du web a changé, ces derniers acheminent les biens commandés dans des entrepôts et des sites de distribution qu'ils exploitent. Les livraisons sont donc de moins en moins effectuées par des services comme Postes Canada.

Les règles fiscales actuelles font que ni le fournisseur étranger ni la plateforme numérique n'ont de responsabilité à l'égard de la perception de la TVQ ou de la TPS sur ces transactions, rappelle le document.

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'économie, Carlos Leitao, a estimé, en point de presse, qu'il s'agissait d'une bonne idée, en ajoutant que le gouvernement Legault allait dans la bonne direction.

C'est lorsqu'il était ministre des Finances dans le gouvernement libéral de Philippe Couillard que Québec avait décidé d'assujettir les fournisseurs étrangers de biens incorporels à la TVQ.

Par ailleurs, le gouvernement Legault a décidé que la taxe compensatoire des institutions financières qui font des affaires au Québec ne sera plus abolie à compter du 1er avril 2024, comme c'était auparavant prévu.

Celles-ci devront poursuivre leur contribution au financement des services publics, est-il expliqué dans le budget Girard. Une somme de 546 millions de dollars devrait ainsi être récupérée par l'État en 2024-2025 et 2025-2026.

La taxe compensatoire concerne les salaires versés par des institutions comme les banques, les caisses d'épargne et de crédit et les sociétés qui effectuent le commerce de valeurs mobilières.

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