•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'Ontario élargit son dépistage des variants préoccupants

Les variants préoccupants contribuent désormais à plus de la moitié des cas de COVID-19 détectés en Ontario.

Illustration de la réplication du coronavirus.

Un graphique démontrant la reproduction du virus. Selon la Dre Barbara Yaffe, médecin hygiéniste en chef adjointe de l'Ontario, les variants se propagent plus que la souche originale du coronavirus aujourd'hui en Ontario.

Photo : getty images/istockphoto / Sener Canoz

Nicolas Haddad

La santé publique de l’Ontario a annoncé qu’elle a développé de nouveaux outils capables d'identifier les variants B.1.351 (détecté pour la première fois en Afrique du Sud) et P1 (identifié pour la première fois au Brésil) avec plus de précision et de rapidité.

La province a déployé cette semaine un nouveau type de test de réaction en chaîne par polymérase (PCR) qui dépistera la présence de ces deux variants dans les échantillons positifs au SRAS-CoV-2, a confirmé la santé publique de la province.

Cette annonce survient alors que l'Ontario a rapporté jeudi plus de 2000 cas de COVID-19 pour la première fois depuis la fin du mois de janvier.

Nous avons beaucoup appris. Le variant B.1.117 [britannique] forme maintenant plus de 50 % de nos cas.

Une citation de :Dre Vanessa Allen, cheffe des services de microbiologie et de laboratoire à Santé publique Ontario

Selon le site web de Santé publique Ontario (Nouvelle fenêtre), ce test remplace le test à cible unique N501Y qui a été mis en place le 3 février 2021.

Elle parle en point de presse devant des drapeaux ontariens.

La Dre Vanessa Allen, directrice générale de la microbiologie médicale du laboratoire de Santé publique Ontario

Photo : Radio-Canada

Le nouveau test PCR permettra une identification plus rapide des variants sud-africains et brésiliens, selon la Dre Allen, et fera en sorte que la province n’aura pas besoin de faire de séquençage génomique pour dépister la présence de ces variants.

Elle affirme que cette nouvelle façon de dépister la présence de mutations du virus éclairera les réponses et la prise de décision provinciale liées à la propagation des variants.

Une augmentation du nombre de cas de variants à prévoir

Selon la Dre Vanessa Allen, la conséquence de l’augmentation du dépistage des variants sud-africain et brésilien fera en sorte que la province risque de rapporter plus de cas de variants dans les semaines à venir.

Mais selon la médecin hygiéniste en chef adjointe de la province, la Dre Barbara Yaffe, les cas de variants dépistés en Ontario sont déjà bien à la hausse.

La Dre Yaffe s'adresse aux médias, assise à une table devant un micro.

La Dre Barbara Yaffe, médecin hygiéniste en chef adjointe de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada

Jusqu’à présent, nous avons identifié 1563 cas confirmés de variants préoccupants en Ontario, a-t-elle indiqué en point de presse.

Dans la grande majorité des cas — 1458, pour être exact — il s’agit du variant B.1.117 détecté pour la première fois au Royaume-Uni. S’ajoutent à cela 54 cas du variant brésilien P1, et 51 cas du variant B.1.351 sud-africain.

Selon la Dre Yaffe, les variants se propagent aujourd'hui en Ontario plus que la souche originale du coronavirus.

Tandis que la souche originale se propage cette semaine à un taux taux de reproduction de 1,07, les variants se propagent à un taux de reproduction de 1,28.

La Dre Yaffe a aussi précisé que le taux de positivité moyen des variants sur sept jours est de 50,5 %, comparé à 43,8 % lors des sept jours précédents.

Ceci signifie que pour tous les tests de dépistage effectués lors des sept derniers jours, un variant préoccupant du virus a été identifié dans plus de la moitié des échantillons.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !